Il vaut mieux tard que jamais: après les Kamitatu, Lumbi… Moïse Katumbi…

Il vaut mieux tard que jamais : après les Kamitatu, Lumbi…, Moïse Katumbi rejoint (en actes) les « loyaux » à la Raison et aux Principes, et prend définitivement ses distances avec les « loyaux » à leur ventre (prétendument « loyaux » à un homme).

Moïse KatumbiTout en reconnaissant un certain courage dans ces prises de position et cette vague inédite de démissions des collaborateurs du président Kabila, il va falloir qu’ils démontrent qu’ils ne quittent pas seulement un camp (pour sauver leur « avenir politique »), mais qu’ils quittent surtout une manière de concevoir et de gérer l’Etat, dont notre Peuple ne veut plus. (Corruption, culte de la personnalité, détournements, opacité, irresponsabilité, arbitraire, violence, etc.). S’ils sont sincères, ils doivent présenter des excuses à la Nation, et cesser de se présenter comme des héros tout faits. Quant aux « opposants », c’est pareil pour la plupart d’entre eux. Ils cherchent leur tour de saigner la République. Eh bien, le Peuple ne leur donnera pas carte blanche non plus. Il faut que « l’alternance » cesse d’être le départ de Kabila, mais vraiment une alternance fondamentale dans la conduite et la gestion des affaires publiques. Le départ de Kabila ne peut pas être en soi un projet de société. Il faut que ce soit bien plus qu’un changement d’hommes, ou de régime, mais un retour aux valeurs qui font la grandeur des Nations démocratiques.

Le Peuple congolais est historiquement un Peuple clément. Mais il ne le sera pas indéfiniment. Soutenir le président Kabila, lui être loyal, etc., c’est un choix libre que nous respectons. Ce qui est inacceptable, c’est cette impression que certains donnent que ce soutien et cette loyauté au président est au-dessus du respect que tout le monde doit aux principes démocratiques et à la Loi Fondamentale de la République. Ceux qui persévèrent dans cette erreur doivent savoir qu’il y aura un moment de non-retour (voyez le sort des « loyaux » à Blaise Compaoré au Burkina, quand il voulait changer la constitution à tout prix, pour se maintenir au pouvoir).

Nous espérons encore que le président Kabila lui-même finira par prendre sa distance avec les petits flatteurs autour de lui. De toutes façons le Peuple ne lui laissera pas le choix !

Vive le changement !