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Relation Homme Femme dans la Lutte pour le Changement


Publié le : 12 mars, 2016 à 10:16 | |


alineLe Congo a besoin de tout ses fils et de toutes ses filles pour écrire son histoire, façonner son présent et construire son futur. Il est impossible, de penser qu’on peut vivre dans une société paisible sans la participation active des femmes et des hommes.

Entre nous, c’est la relation de parfaite complémentarité.

Dans notre mouvement, les femmes sont respectées et assument autant des responsabilités que les hommes. Les « lucheennes et les lucheens » contribuent au changement selon leurs compétences et leurs capacités. Entre nous, c’est la relation parfaite de complémentarité. Homme ou femme, nous avons tous une même charge: contribuer à la construction de ce Congo Nouveau. Nous sommes appelés à être ces nouveaux types de citoyens et citoyennes fronts dressés. L’essor de la démocratie dans notre pays, son développement politique, économique et culturel dépend de nous TOUS et TOUTES.

Nous sommes conscients que les stéréotypes sur les femmes sont trop nombreux

Un jeune homme qui ne respecte pas la femme reçoit une bonne leçon d’éducation en devenant militant car il se voit obligé de travailler avec des femmes sans les discriminés et est obligé de les respecter comme ses paires. »

En effet, quand on parle de changement dans le secteur de la démocratie, de liberté, de paix, etc. la première question qu’on se pose n’est pas liée aux genres et aux sexes mais c’est : Quel est mon rôle, moi M/Mlle X dans tout ça? Qu’est ce que je fais pour que ça change ? Ou encore, que puis-je faire encore? »

Nous sommes conscients que les stéréotypes sur les femmes sont trop nombreux dans nos sociétés et nous devons aussi y travailler. Les femmes qui sont engagées dans notre lutte reçoivent beaucoup de pression sociale de leurs familles, de leurs amis pour les risques de répressions que nous courront au quotidien et malheureusement, il y a aussi les pressions sociales de tous ces hommes sexistes qui n’arrêtent leurs regards que sur les différences physiques qui existe entre eux et elles.

Nous pensons que pour que la femme soit épanouie, il est indispensable que les hommes changent. En effet, le comportement des hommes peut favoriser ou défavoriser l’engagement citoyen des femmes. Les hommes doivent comprendre qu’une femme est tout aussi capable de réaliser n’importe quelle tâche qu’un autre homme. Le savoir-faire c’est une question d’éducation et d’opportunités. D’ailleurs, les femmes congolaises font preuve de beaucoup de courage malgré les traitements qu’elles subissent. Le changement que nous prônons, n’est pas seulement politique, mais il est aussi le changement des idées, des mentalités, des habitudes, et des croyances sociales.

Lors des nos rassemblements, on a l’habitude de voir une majorité d’hommes et trop peu des femmes. Mais on doit savoir que le nombre des garçons de la LUCHA est trop bas par rapport aux défis à relever et à la crise à laquelle nous répondons. Nous en appelons donc en la mobilisation de plus des hommes et des femmes. Dans notre mouvement, il y a de la place pour tout le monde.

Toi qui pense que les femmes sont inférieurs aux hommes, ouvrent tes yeux, regarde autour de toi.

Aujourd’hui, personne ne peut en douter, la femme est belle et bien le pilier de la société et son potentiel est incontestable sur tous les plans. Ici et ailleurs les femmes ont prit leur destin en main, surtout du point de vu économique. Il suffit de faire un tour dans les villes et villages de notre pays pour voir combien les femmes se débrouillent pour nourrir leurs familles et subvenir aux besoins des leurs enfants et de leurs maris. Mais, nous voulons aussi qu’elles prennent part au débat citoyen pour le développement et l’émergence du Congo fort, libre et démocratique. Toi qui pense que les femmes sont inférieurs aux hommes, ouvrent tes yeux, regarde autour de toi.

Les hommes qui nous dirigent en majorité sont-ils dignes de le faire ?

Il faut que les femmes aussi participent à l’élaboration des décisions. Nous avons un pays immense, et les challenges auxquels nous devons faire face sont autant titanesques que notre cher grand et beau pays. La patrie a besoin de tous ses enfants, de tout horizon, ceux du nord, du sud, du centre, de l’est et d’ouest.

Nous avons besoin de leur courage, de leurs idées, et de leur persévérance

Si on veut lutter contre les malentendus, les stéréotypes, la meilleure façon de le faire est d’incarner ses souhaits en ses propres actes. Quand, on souhaite changer les injustices liées au genre, on doit le prouver par nos actes : Nous devons écouter les femmes, discuter avec elles, considérer leurs points de vue et leurs avis, leurs courages et les implications dans nos projets tant personnels que collectifs.

L’histoire retiendra les efforts de ceux et celles qui mettent tout en œuvre pour rendre nos vies meilleures. Et au sein de notre mouvement, nous avons besoins des femmes conscientes et déterminées ainsi que les hommes qui ont les mêmes caractéristiques. Nous avons besoin de leur courage, de leurs idées, et surtout de leur persévérance.

La Lucha compte sur les femmes pour porter haut les couleurs de notre mouvement, et la noblesse de nos revendications.

On sait très bien comment nos sœurs, nos mères, nos tantes, et nos cousines ont souffert pendant des décennies du ravage des viols dans l’est de la RDC, et aujourd’hui encore. Alors il est plus légitime de dénoncer ces faits avec les femmes elles-mêmes. Les injustices faites en défaveur de la femme nous concernent tous. C’est une affaire des congolais et des congolaises.

rebecca32016; Rebecca Kavugho, la militante de l’année ! Fred Bauma le militant de l’année !

En janvier de chaque année, un militant et une militante reçoivent des honneurs de tous membres de notre mouvement. Cette année Rebecca Kavugho a été nominée militante de l’année. A son coté, Fred Bauma est le militant de l’année. Rebecca a reçu ce titre pour sa présence, sa disponibilité dans le mouvement, elle a contribué par ses idées, dans l’élaboration et l’accomplissement des actions. Ses actes sont reconnus comme particuliers par les autres. Fred Bauma fait preuve de force psychologique, il continue d’inspirer des jeunes à l’intérieur et à l’extérieur du mouvement.

Aujourd’hui Rebecca Kavugho, une militante de 21 ans croupis dans la prison centrale de Goma, elle est la preuve que les femmes sont courageuses et capables de changer le cours de l’histoire de notre peuple.

 

Nous invitons les femmes à nous rejoindre. Nous invitons aussi tous ces hommes qui ne croient pas en la femme de venir dans notre mouvement pour sentir la beauté de la complémentarité qui existe entre tous les militants. Nul n’est supérieur, nul n’est inférieur. Par leur courage, les femmes ont montré qu’elles ne voulaient pas être absentes sur cette belle page d’histoire qui est entrain de s’écrire avec les dignes filles et les dignes fils du Congo, et celle qui symbolise cette mobilisation et cette prise de conscience sans précédent est sans doute Rebecca Kavugho, une militante de 21 ans qui croupis dans les cellules de la prison centrale de Goma est la preuve, Prison Munzenze.

 

Les forces des uns couvrent des faiblesses des autres.

 

La lutte c’est aussi au Féminin


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