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RDC : la police défie l’engagement de Félix Tshisekedi à respecter les libertés fondamentales


Publié le : 10 mai, 2019 à 19:28 | |


Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) appelle le Président de la République Félix Tshisekedi à sévir rapidement contre des responsables de la police et d’autres dépositaires de l’autorité de l’Etat qui s’évertuent à saboter son engagement solennel à faire respecter les libertés fondamentales.

Vendredi 10 mai dans la matinée, des dizaines d’agents de la société de gardiennage Guarding and Services for Africa (GSA-RDC) et de policiers sont intervenus et ont violemment dispersé notre sit-in pacifique, faisant au moins 11 blessés dont 4 filles. Sous les ordres du Commandant-adjoint de la police pour la ville de Goma, Major Panthère Masengo, qui a reçu de l’argent de la part d’un responsable d’Airtel RDC, les policiers ont fait usage de grenades lacrymogènes, de pierres, de bâtons, de bottines et de ceintures en cuir pour tabasser des militants inoffensifs, jusqu’à l’évanouissement de certains.

La manifestation était tout ce qu’il y a de pacifique, et comme d’habitude nous avions notifié en avance les autorités par écrit, comme le veut la Constitution. Organisé simultanément devant les bureaux des sociétés de télécommunications dans 10 villes de la RDC, ce sit-in au bureau provincial d’Airtel RDC s’inscrivait dans le cadre de notre campagne citoyenne « A Bas Les Prix ! » entamée depuis plusieurs mois pour dénoncer leurs services médiocres et leurs tarifs d’appels, de SMS et d’Internet parmi les plus élevés en Afrique.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, l’espace d’expression et de manifestations pacifiques tend à s’ouvrir. Mais c’est comme si certaines autorités civiles et policières sont déterminées à défier l’autorité même du Chef de l’Etat en continuant de réprimer les manifestations pacifiques. Depuis le début de l’année, au moins vingt manifestations de la LUCHA ont ainsi été réprimées, avec plusieurs cas de blessés et d’arrestations arbitraires. Aucun responsable n’a été jusqu’ici sanctionné en dépit des dénonciations.

Nous appelons instamment la présidence de la République à condamner publiquement ces répressions et à s’assurer que les responsables sont poursuivis et punis de manière exemplaire. Nous demandons également l’implication du gouvernement à faire passer « le peuple d’abord ! » en appuyant concrètement nos revendications légitimes pour l’amélioration de leurs services et la baisse de leurs tarifs car, à bien des égards, ce sont des obstacles au développement économique du pays.

Fait à Goma le 10 mai 2019.

Pour la LUCHA,

La Cellule de communication.

Cliquez ici pour télécharger : LUCHA – Violences policières graves Goma 10 mai 2019

N.B. D’autres photos et des vidéos et des témoignages sur cette manifestation et sa répression brutale sont disponibles sur nos réseaux Twitter, Facebook et YouTube.


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