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L’INDIFFERENCE DE L’UA FACE AUX CARNAGES A BENI EN RDC: APRÈS DARFOUR


Publié le : 10 août, 2019 à 10:17 | |


C’est depuis Octobre 2014, que la population de BENI au Nord-Kivu en RDC est pulvérisée par les présumés Adf-nalu, un groupe armé de la nationalité ougandaise présent en RDC depuis les années 1995.

Bien que l’armée congolaise tente de déloger ce groupe armé enfin que la population de BENI puisse recouvrir la paix et la sécurité, la complicité de certains supérieurs hiérarchiques dans les opérations menées contre ce dernier fait à ce que tout puisse rester la routine. Alors que les bases de la MONUSCO tout comme des FARDC sont dans les villages où les présumés Adf-nalu sont actifs, parfois à moins de 100 mètres de celles-ci on y enregistre des victimes.

Cela devrait inquiéter l’UNION AFRICAINE, qui a aussi la mission de restaurer la paix et la sécurité sur l’ensemble du continent africain, et les promouvoir davantage dans ses États parties. Aussi bien en protégeant la population africaine contre toute menace ou attaque qui met sa vie en danger.

Depuis 2014, au moins 3000 personnes sont déjà tuées, et plus des 1000 enlévés et des enfants kidnappés à BENI par les présumés rebelles ougandais, ADF-NALU, malgré la présence de la MONUSCO et FARDC, qui essayent d’une manière d’une autre d’intervenir pour réduire le nombre des victimes. Face à cette indulgence de la MONUSCO et FARDC, qu’est-ce que l’UA a-t-elle déjà initié pour arrêter ces carnages à Beni en RDC ? Pourtant la paix et la sécurité, ses missions aussi fondamentales dans ses pays membres.

Mais l’inquiétude de la population congolaise, particulièrement les habitants de BENI reste à savoir « Faut-il combien des morts à BENI pour que l’UA réagisse? Pourquoi l’UA n’est-elle pas en mesure de prendre une résolution sur base de son article IV (h) ? Qui l’octroie  » Le droit d’intervenir dans un État membre sur décision de la conférence, dans certaines circonstances , à savoir les crimes de guerre, le génocide , et les crimes contre l’humanité » Ou les actes commis par les présumés Adf-nalu ne reflètent pas les caractères de l’un de ces crimes cités?

Le principe de non-indifférence doit caractériser l’UA face aux carnages qui sont commis à BENI par les présumés ADF-NALU, en complicité avec quelques supérieurs hiérarchiques se trouvant dans l’armée loyaliste, notamment le Général MUNDOS, qui a été cité dans plusieurs rapports des Organisations des droits humains. l’UA doit être touché par les âmes perdues innocemment à BENI suite à l’incapacité de l’État Congolais et la passivité de la MONUSCO à agir comme il faut , cela devrait permettre à l’UA de prendre le relai en entrevoyant une mission d’intervention comme elle l’a fait dans d’autres pays africains, notamment en Somalie, avec la MISOM.

L’indifférence de l’UA dans les tueries de BENI laisse aussi toute la population africaine à s’interroger, comme celle de la RDC s’est interroger plusieurs fois. C’est comme ce que ROMAIN ESMENJADA dans son ouvrage « L’Union Africaine 1 0 ans après » se demandait:  » De qui souhait-t-on assurer la sécurité : des individus , des Etats ou encore des régimes à leur tête? Quelles sont les menaces auxquelles ou souhaite répondre ? Pourtant les faillis ou mal gouverné sont notamment considérés comme des menaces à la stabilité régionale, etc. Pour ne pas tout répéter. Il dit dans les faits pourtant , aucun des principes adoptés , qu’il s’agisse de la bonne gouvernance , de la sécurité humaine ou encore de la responsabilité de protéger, n’ont réellement guidé l’action de l’UA . Si conforme au principe de non-indifférence, l’organisation a fait preuve d’une plus grande disponibilité à réagir face aux crises , ses initiatives sont restées fondées sur une vision conservatrice de la sécurité, le plus souvent favorable à la préservation des Etats et des régimes en places. Le cas du Darfour offre selon l’auteur (ROMAIN ESMENJAUD) une excellence illustration de la prudence des dirigeants africains en matière d’intervention dans les affaires intérieures des Etats. Quelle que soit la manière dont on qualifie les événements qui se sont déroulés dans la région, il ne fait qu’aucun doute que les membres de l’UA auraient pu avoir recours aux dispositions de l’art IV(h) de la charte afin devenir en secours aux populations civiles. Mais hélas.

Cette même passivité de l’UA se manifeste dans les massacres de BENI, où les membres de l’UA manifestent leur volonté que dans les discours infernaux face à une population qui attend d’eux la pratique. Alors que les victimes qui sont enregistrées à BENI chaque jour , et le mode opératoire utilisé par les présumés envahisseurs Adf-nalu, méritent l’application de l’art IV (h) de l’acte constitue de l’UA au profit du droit d’ingérence humanitaire pour sauver la population de BENI, victime aussi de l’impuissance de l’État Congolais, et la passivité de la MONUSCO présente à dans cette région de BENI.

A en croire que les massacres de BENI entre parmi les crimes internationaux cités à l’article IV(h) de l’acte constitutif de l’UA, ce qui devrait interpeller sa conscience pour faire tout envie d’arrêter cette continuité des massacres, au lieu de rester dans les dires et le regard. Le nombre lui-même choque la conscience de toute l’humanité , au 3000 morts et des milliers qui sont portés sans suite. Face l’echec de l’État de Congolais et la passivité de la MONUSCO à rétablir la paix et la sécurité dans la région de BENI, aujourd’hui devenue le triangle de la mort. Il serait impérieux à l’UA de :

  • Prendre une décision sur base de l’art IV (h) en fin de constituer une mission d’intervention pour la restauration de la paix et la sécurité à BENI ;

  • Demander à l’État Congolais de remplacer toutes les équipes militaires opérationnelles , la Police et l’Agence Nationale de Renseignements ; présent à BENI ;

  • – A l’ONU de faire preuve de changer tous ces contingents de la MONUSCO suite à leur passivité dans le maintien de la sécurité à BENI, et la protection des population civiles lors des attaques ;

  • De constituer une équipe unique d’intervention rapide constituer des militaires congolais, des militaires de la mission de l’UA et les contingents de la MONUSCO qui sera sous la conduite de l’UA, en collaboration avec l’ONU ;

  • En fin, d’implanter un tribunal spécial africain pour la RDC pour que les auteurs , les coauteurs et les complices qui ont intervenus d’une manière d’une autre dans la commission des crimes par les présumés Adf-nalu soient punis conformément à la loi, et les instruments déjà ratifiés par la RDC dans le cadre de la répression des crimes internationaux pour une réparation des victimes de ces atrocités.

EliezaireUSHINDI MWENDAPEKE


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