Indignation

Mise en ligne le 20 décembre, 19 à 12:16


A Sa Majesté Mwami NTAMBUKA, Député Provincial élu d’idjwi

Grand est notre regret de vous annoncer ce dont l’objet est repris ci-haut en marge.

En effet, nous, jeunes activistes du mouvement citoyen non-violent et non partisan LUCHA (lutte pour le changement), avons constaté l’abandon total de la chefferie Ntambuka sur plusieurs plans. Nous refusons d’être complice de cette situation, en nous taisant, car nous estimons qu’elle est la source principale du retard du développement de celle-ci par rapport à sa jumelle de Rubenga

Nous avons du mal à nous expliquer le pourquoi de cet abandon de toute une Chefferie à son triste sort par ceux qui devraient s’occuper de son encadrement

Voici quelques faits revoltants :

  1. Chaque fois qu’il y a un partenaire qui a l’ambition de réaliser des projets dans cette Chefferie, il se heurte à un sérieux problème d’absence d’autorité. Il manque d’interlocuteur crédible. De fois quand il arrive à la Chefferie, on lui dit d’aller à Bukavu, et quand il est à Bukavu, il n’a aucune donnée de terrain. Il finit par se fatigue et aller ailleurs, un peu plus au nord de l’île…

  2. Aujourd’hui, il y a un fonctionnaire qui est appelé Secrétaire Administratif de la Chefferie (il n’y a en effet, aucun acte le désignant à cette fonction). Il est en même temps Chef de Groupement. On dit qu’il est aussi représentant du Mwami et Chef de Chefferie ai. Il est aussi agent à la DGRAD. Quel cerveau a-t-il pour assumer toutes ces fonctions et être efficace si bien qu’il est le plus souvent apperçu bon bout de temps Mais il est surtout supconné dans les anti-valeurs telles que l’ivresse publique…

  3. L’insécurité a refait surface avec le phénomène kidnapping des « Grecs » ; tous tous ponts des différents tronçons, là où il y en avait, sont cassés, gestion calamitteuse de l’Environnement, impossible de croire que la Chefferie produit de l’argent car il n’existe même pas des fournitures de Bureau alors que les taxes continuent d’être payées et la retrocession, bien qu’irrégulière, continue à être libérée;

  4. Entretemps la démographie, elle, continue de croître et les besoins sont toujours presents.

Quelle vision ont les autorités (Chef de Chefferie, Chefs des groupements, Chefs des villages) pour relever ces défis?

Bref, la Chefferie NTAMBUKA est dans une léthargie sans nom qui la plonge petit à petit dans la médiocrité et la chute et cela pousse le mouvement Lucha à se poser un certain nombre de questions:

  1. Quelle est la qualité de l’interaction entre l’administration de la chefferie Ntambuka comme une ETD et ses administrés ?

  2. Quel est le niveau d’efficacité de ses services rendus par la chefferie Ntambuka en tant qu’une entité ETD?

  3. Quel est l’impact de services rendus par la chefferie Ntambuka en tant qu’une ETD?

  4. Quels seraient les éléments de politique de gestion et/ou d’encadrement de la chefferie Ntambuka comme une ETD pour une amélioration de leur performance ?

Constatons que dans la chefferie Ntambuka le développement est absent bien sûr du fait d’une gestion calamiteuse et d’un détournement à outrance qui sont devenus mode d’administration de la part de certains agents dans la chefferie Ntambuka.

Le mouvement citoyen Lucha s’est donné ce courage d’abord identifier les problèmes, ses causes et chercher comment remédier à cette situation où les chefs sont devenus des prédateurs que serviteurs.

Dans la chefferie Ntambuka nous avons les problèmes suivants :

1. La carence des terres cultivables suite à une démographie très galopante et sans politique d’encadrement ;

2. Nous avons l’insécurité alimentaire qui résulte de la première cause évoquée;

3. Nous assistons chaque jour à l’insécurité liée à la présence des grecs, kabanga et une autre insécurité administrative du fait des arrestations arbitraires de chaque jour où l’on continue d’arrêter les gens. Les citoyens sont arrêtés Chaque jour à cause d’une quasi absence de l’autorité;

4. L’intérim prolongé qui place la population dans un état d’abandon total par l’autorité qui devait la sécuriser;

5.Faiblesse de négociation avec Bisengimana, ce qui fait la population des vassaux éternels en l’utilisant dans sa plantation qui n’existe presque plus;

6. Le manque d’une politique de regroupement (agglomération) qui favoriserait les naissances des villes et cités, plongeant la chefferie dans l’éternel sous développement pendant que les autres coins avancent

7. La sur taxation qui plonge la population dans la misère sans qu’il n’y ait rétribution des fonds perçus pour réaliser au moins un seul projet dans notre entité.

Face à toutes ces difficultés, le mouvement citoyen lutte pour le changement, Lucha pense qu’il est temps de gérer autrement la chefferie Ntambuka.

Au vu de ce qui précède, étant dans une entité décentralisée, la population locale gèrerait en fonction de transformation sociale, car ce sont ces acteurs locaux et la population qui doivent apprécier en quoi la décentralisation constitue pour eux une opportunité, c’est pourquoi la Lucha propose:

1. L’ouverture d’un cadre d’échange et de dialogue interactif et franc entre tous les fils de la chefferie Ntambuka ;

2. Nommer le SECAD qui incarne les aspirations du peuple et non celui qui vous donne la chèvre, vache et argent. Car nous voulons des hommes à l’esprit décentralisé pour conduire le programme de décentralisation, des hommes compétents, crédibles et surtout socialement engagés. Et cela dans l’urgence, car nous n’allons plus continuer avec le chef intérimaire sans plans, ni vision ni initiative de développement de la chefferie…

3. Création d’un centre d’encadrement de jeunes dans chaque groupement pour éviter l’oisiveté des jeunes, ce qui permettra leur intégration sociale et réduira l’insécurité socio-économique dans cette partie;

4. Le remplacement sans conditions et sans délais de tous les taxateurs des différents marchés en commençant par le mandataire;

5. Mettre en place un plan de développement avec une planification stratégique sérieuse et non le plan conçu ailleurs (copier coller);

6. La construction de tous les ponts qui présenteraient le danger dans un délais le plus bref ne dépassant pas une semaine, car nous payons de taxes qui malheureusement finissent dans les poches de taxateurs et tous les arbres ont été coupés le long de la route sans rien faire;

7. Impliquer les acteurs locaux dans la gestion de la chefferie.

8. Nommer dans un délais court un chargé du développement rural de la chefferie, seul capable d’identifier et de défendre tous les projets de développement.

8. L’ouverture de travaux de routes et l’achat des outils de travaux communautaires dans chaque village ;

9. Le Reboisement de la ligne littorale de la chefferie Ntambuka ;

10. Mener de plaidoyers au près du Notable Bisengimana pour soit la vente, soit la redistribution de terres de la plantation et ériger la première agglomération d’Idjwi (cité moderne);

La jeunesse ne va plus continuer entrain d’attendre demain, mais elle doit prendre ses responsabilités et participer à la gestion du pays et de la chefferie.

Comptant sur votre sagesse, la Lucha tout en respectant les lois de la République annonce d’aures actions citoyenns au cas où ces revendications ne seront pas répandues favorablement dans un délais court.

Pour la Lucha

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