LUCHA

Actualités


ENCORE LA PÉNURIE D’EAU POTABLE DANS LES QUARTIERS PAUVRES DE LA VILLE DE GOMA, ET LE TERRITOIRE DE NYIRAGONGO.


Publié le : 13 novembre, 2019 à 02:25 | |


Depuis le matin de ce dimanche 10/11/2019, les habitants sont en attente devant les bornes fontaines entrain d’impatienter l’arrivée d’eau potable. Malgré cela, Il fait presqu’une semaine que la coupure d’eau potable est vecue dans les Quartiers défavorisés, et si l’eau arrive, c’est un seul tuyau qui fonctionne dans 5, sur une borne où parfois il y a plus de 500 citoyens qui veulent avoir l’eau potable.

Les Quartiers KATOYI, KIBWET, KATINDO, NDOSHO, BUHENE, et MAJENGO restent les victimes les plus touchées de cette la pénurie.Bien que l’eau de la pluie est interdite à la consommation, d’autres sont obligés de l’apprendre ainsi, malgré la fumée toxique qu’elle contient suit aux volcans actifs dans la région.

Certains habitants incapables d’aller au lac kivu pour puiser de l’eau, suite à la longueur du trajet, n’achetent que l’eau de la pluie à 100 frc aux ménages qui en conservent lorsqu’elle pleut.

UNE SITUATION MOROSE, MAIS LES AUTRES HABITANTS EN PROFITENT

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Dit-on. Depuis que les vendeurs d’eau aux vélos ont appri qu’il y a pénurie d’eau potable, ils vendent maintenant un bidon de 20 l d’eau à 300 à Goma, et 500 frc à Turunga, un village à la lisière de GOMA.

Pour les plus pauvres, l’eau est devenue un diamant. Boire, se laver ou lessiver devient de plus en plus difficile. Même le quartier HIMBI, un milieu bien construit de la Ville de GOMA, qui est à 0 m du lac Kivu tout comme du Gouvernorat Provincial, certains ménages y sont sans eau. Ce qui coûte encore cher aux populations des Quartiers les plus démunis, qui espéraient avoir de l’eau via les vendeurs d’eau aux vélos, mais les habitants dudit Quartier ont déjà fait des contrat de ravitaillement d’eau avec eux pour les améner de l’eau potable chaque fois qu’il y a une carrence.

Il faut voir maintenant comment d’autres habitants des Quartiers très pauvres mendient l’eau pluviale conservée dans des thanks auprès des confessions réligieuses, et aux autres habitants ayant des gros objets de stockage de cette dernière, malgré son état de propriét

L’ÉPIDEMIE DU CHOLÉRA PROFITE BIEN DE SE PROPAGER DANS LES MILIEUX DÉFAVORISÉS.

Il n’y a pas deux semaines que le Ministre National de la Santé, le Gouverneur de la Province du Nord-Kivu, la Bourgmestre de la Commune de Karisimbi, et les agents de l’OMS ont lancé la campagne de vaccination contre l’épidemie du choléra dans le Quartier KATOYI, en disant : « Nous savons que dans ce quartier vous consommez l’eau sale, l’eau de la pluie par manque d’eau potable. C’est pourquoi nous avons voulu lancé cette camapagne dans ce quartier pour vous inviter davantage à se vacciner afin de prevenir cette épidemie. Les paroles du Gouverneur, qui étaient reprises en quelques mots aussi par la Bourgumestre. Ils n’avouaient que leur impuissance devant cette population qui les a aussi élu pour resoudre ce fléau.

Après la vaccination de quelques habitants, déjà presqu’une semaine que l’eau potable manque aux robinets comme jamais, et de coupures en coupures. Ce qui pousse davantage la population à consommer l’eau pluviale qu’ils avaient aussi interdit, tout en oubliant lors de leurs discours devant cette population, qui doit la donner de l’eau ? Ils s’exprimaient comme s’ils ne sont pas ceux qui doivent donner l’eau potable à cette population.

LAVEZ-VOUS LES MAINS POUR FREINER L’ÉPIDEMIE D’EBOLA

Une campagne de l’OMS qui a pris de l’ampleur dans la Province du NORD-KIVU, particulièrement à Goma, le chef-lieu, mais personne n’a pas étudié la problèmatique de la pénurie d’eau dans la Ville comme defis. Tout le monde ne faisait que la campagne devant une population qui voit parfois l’eau permanente soit après une semaine. Nombreux des habitants, jusqu’aujourd’hui ne croient pas que le lavage des mains a réduit la propagation de ce virus d’Ebola, car au moins 98% de la population accede difficilement à l’eau potable. D’autres n’ont pas même les moyens d’acheter les désinfectants par manque des moyens.

Il serait impérieux aux autorités provinciales de reflechir comment aménager tous les quartiers en eau potable, comme prévoit l’art 48 de la constution. Tout comme aux ONGs sanitaires d’apprendre les habitants des milieux pauvres, qui sont sans eau potable comment traiter les eaux pluvieuses pour les rendre consommables, que de les interdire à les boire sans les donner l’eau potable.

Rappelons qu’aucun député provincial ni national de la circonscription de GOMA, a déjà soulevé cette question au sein de l’Assemblée. Même ceux qui étaient actifs dans cette question de la pénurie d’eau avant les scrutins.

Eliezaire USHINDI


Restez connecté