Communiqué relatif à la situation sécuritaire dans la région de Beni.

Mise en ligne le 9 décembre, 19 à 00:32


Communiqué n° LUCHA/201914

Tueries de masse à l’arme blanche ou à feu, enlèvements des civils, pillages, incendies de maison,…, les horreurs vécus dans la région de Beni depuis maintenant 5 ans continuent. Hier encore (le 05 décembre 2019), douze civils ont été tué à Mantumbi en pleine journée par les présumés ADF. Cette tuerie a été précédée par celle de Mabasele la nuit du 03 au 4 décembre, celle de Watalinga intervenue dans la nuit du 02 au 03 décembre et par une série d’incursions meurtrières au mois de Novembre. Depuis le 30 octobre 2019, les forces armées de la République Démocratique du Congo mènent une offensive militaire contre les assaillants de Beni. Cette opération a certes permis de neutraliser un nombre important d’assaillants et à reprendre des zones stratégiques jadis sous leur contrôle. Mais triste est de constater qu’elle n’a pas permis d’arrêter les massacres des civils et l’accès aux zones de production agricole. Avec plus de 150 morts dans la région depuis le 05 Novembre 2019 et la zone agricole de Mayangose, principal grenier nourrissant la ville de Beni, toujours inaccessible, on ne peut pas parler de victoire.

Les tueries de Beni portent certes atteinte à la vie des compatriotes de cette partie du pays. Mais au delà de tout, elles ont pour objectif de faire perdre à l’Etat Congolais l’autorité sur cette partie de la République au profit des personnes que personne ne sait identifier avec précision. A travers ces tueries, c’est la nation Congolaise qui est attaquée, c’est l’intégrité territoriale qui est menacée et c’est notre attachement à l’unité du Congo qui est mis en épreuve.

A travers cette mobilisation pacifique, nous tenons à réitérer notre attachement indéfectible à l’unité du Congo, notre soutien total aux forces armées loyalistes qui combattent pour sécuriser la région de Beni, notre voeux de voir Beni revivre en paix et notre solidarité envers les populations locales qui endurent depuis 5 ans une dure épreuve.

Ainsi, nous appelons :

1. Les FARDC: à poursuivre sans relâche l’offensive militaire en cours dans la région de Beni jusqu’à la neutralisation complète de l’ennemi. Il est urgent de coupler les attaques en profondeur avec la mise en place d’une ceinture de sécurité autour des agglomérations et de routes principales. Les dernières attaques de Mantumbi et Mabasele prouvent bien que les mesures de sécurisation des agglomérations jusque là mises en place sont à renforcer.

2. Au président de la République : à écarter sans atermoiement les officiers à la tête de l’armée, des services de renseignement ou d’autres unités, qui ont été impliqués dans des violations des droits de l’homme, la collusion avec les groupes armés, exploitation des ressources naturelles et d’autres crimes. L’envoi le 04 décembre 2019 par le président de la République, du général John Numbi à Beni pour appuyer les opérations militaires en cours est une grave insulte contre les nombreuses victimes de sa criminalité avérée et porte un coup dur à la bonne marche des opérations militaires en cours.

3. Au gouvernement: d’améliorer sensiblement les conditions de vie des militaires Congolais. Il est inconcevable qu’une oligarchie prédatrice s’allouent des traitements juteux et que ceux qui combattent chaque jour et nuit pour assurer la survie de l’Etat ne touchent que des miettes. Il est aussi urgent à veiller à ce que tous les policiers qui ont fait usage abusif de la violence contre des manifestants non armés à Beni, Butembo et Oicha au cours des dernières manifestations soient identifiés et punis.

4. A la MONUSCO: de faire preuve de responsabilité et de respect à l’égard du peuple Congolais. Les dernières déclarations de Madame Leila Zerrougoui, la Représentante du secrétaire Général des Nations Unies et de monsieur Jean Pierre La Croix, le sous secrétaire chargé des opérations militaires, au sujet des manifestations anti Monusco à Beni et partout à travers le pays prouvent bien que ceux ci ne comprennent pas que la MONUSCO a complètement failli à sa mission de protection des civils et que de ce fait les frustrations exprimées par la population locale sont très légitimes. Autant que les Français, les Algériens ou tout autre peuple du monde, le peuple congolais mérite respect et considération. Nous reiterons notre appel à l’identification et aux poursuites judiciaires des casques bleus qui ont tiré sur des manifestants non armés à Beni et Butembo. Tirant les conséquences de l’inefficacité de la MONUSCO dans son format actuel, nous appelons à la mise en place d’une force militaire combattante en soutien aux FARDC. Cela pourrait s’agir de la Brigade d’intervention renforcée, d’une force de type Artémis ou d’une force militaire sous l’égide d’une organisation régionale (SADEC par exemple).

5. A la population de Beni: nous saluons votre courage, résilience et détermination à défendre l’unité du Congo et à exiger de manière forte le rétablissement de la paix et la sécurité à Beni. Oui, il n’y a pas de Congo Sans Beni et la République toute entière a le devoir de se mobiliser pour que cela soit vécu de manière effective. De Mbujimayi à Mbandaka, de Lubumbashi à Idjwi, de partout à travers le Congo, nous ne vous oublions pas.

Fait à Mbujimayi, le 06 Décembre 2019

Pour la LUCHA

la cellule de communication


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