POINGS LIES ET BOUCHE COUSUE, LES MILITANTS DE LA LUCHA ARRETES A GOMA

Hier matin, nous avons choisi de marcher pour dénoncer la détention arbitraire de notre camarade Fred Bauma  et Yves Makwambala depuis maintenant un an.

Fred & Yve
Marche de Soutien à Fred BAUMA et Yves MAKWAMBALA

Comme nous l’autorise la constitution de la République Démocratique du Congo, nous avons rédigé une lettre d’information que nous avons envoyé à toutes les autorités compétente pour les tenir au informé de notre manifestation.

Cette marche pacifique( ici ), qui devait se dérouler dans le calme avec des amis, des militants et des membres de la famille de Fred Bauma a été réprimée par la police.

En effet, nous avions prévu une messe de Prière pour la libération de Fred & Yves et l’avènement de la liberté et la Justice dans notre pays à l’église Saint Esprit situé au Centre ville de Goma, mais malheureusement le curé de cette paroisse nous a informé la veille qu’il ne pourra plus célébré la messe, et cela sans aucune explication. Mais on se demande s’il a du subir des pressions de nos autorités pour annuler cette messe, et si tel est le cas, nous dénonçons avec force cette manipulation.

Déjà, très tôt le matins, une forte présence policière était visible dans plusieurs points de la ville de Goma. C’est à croire que les autorités n’ont toujours pas compris que nous sommes des jeunes paisible, patriotes et qui n’ont aucun projet négatif contre le pays. Au contraire, nous souhaitons le changement, la justice, le travail, et l’évolution de notre pays.

Malgré cette mobilisations d’une police armée jusqu’au dent, nous n’avons pas renoncé à notre manifestation.

Notre manifestation est légale et légitime. Et donc comme prévu, nous nous sommes réuni  au lieu de rendez-vous pour entamer notre marche pacifique. Mains liés, bouche cousue, nous nous sommes mis en fil indienne et nous avons tout fait pour éviter de gêner la circulation sur la voix publique. Nous avons soigneusement éviter les artères de la ville qui étaient encadré par les forces de l’ordre, mais 30 minutes après le début de notre marche de soutien et de demande de libération de Fred et Yve, une Jeep rempli des policier est venue nous interrompre et a embarqué une dizaine des militants qui n’ont opposé aucune résistance. D’autres militants qui étaient déjà à l’église Saint Esprit pour qu’on puisse se réunir dehors et prier ensemble quelques minutes, ont aussi été interpelés par la police.

Arrestation des militants pacifiques à Goma
Arrestation des militants de la Lucha ce Mardi 15 mars 2016

Nous tenons à préciser qu’aucun de nos militants n’a opposé de résistances « aux forces de l’ordre » , ou force du désordre si on peut les appeler comme ça. Au total, 19 de nos militants ont été arrêté aujourd’hui par la police.

Comment peut on s’en prendre au silence? Est-ce un crime de marcher en silence? La répression a atteint un tel niveau que ça en devient ridicule. Que vont-ils encore inventé comme délit que nous aurions commis? Le peuple est de notre coté, et la vérité aussi.

Nous dénonçons avec vigueur cette énième arrestation arbitraire et nous demandons la libération immédiate de nos camarade qui ont été arrêté aujourd’hui, et la libération de Fred et Yve qui sont détenu depuis un an maintenant à Kinshasa sans même avoir pu bénéficier d’un procès juste et équitable.

Depuis hier, Fred et Yve ont entamé une  grève de la faim pour dire « ASSEZ » et demander qu’ils soient traité comme des citoyens responsable et non comme des terroristes. Leur seul crime est d’avoir jouer leur rôle de patriotes, en se dévouant pour leur pays. 5 des six militants de la Lucha incarcérés à la prison centrale de Goma ont choisis d’entamer eux aussi une grève de la faim.

Fred et Yves HRW
Fred BAUMA et Yve MAKWAMBALA

Cette répression sans précédent devrait incité les congolais à se réveiller et à dire non à ceux qui ne cessent de violer notre constitution. Le monde entier nous regarde et nous n’avons plus droit à l’erreur. L’objectif de ces arrestations est de nous faire peur, et nous dissuader de continuer la lutte. Aujourd’hui, des milliers des congolais se joignent à notre mouvement, alors montrons-leur qu’on est une nouvelle jeunesse, consciencieuse, et soucieuse de son avenir et de son indépendance. Alors, soyez les bienvenus, le Congo nous appartient à tous.

Jugez par vous-même: Cette video montre la marche pacifique de notre mouvement qui a été subitement interrompue par la police congolaise qui a arrêté plus de 19 militants. En ce moment même, ils sont entrain d’être torturé et interrogé dans les bureaux Police à Goma. De quoi vont-ils encore nous accuser ? #Telema

 

Vive la liberté pour Fred et Yve

Vive la liberté pour tout nos militants emprisonné

Vive la Lucha ( #FreeFred , #FreeYves , #FreeLucha , #FaimDeLiberte )

Fait à Goma le 16/03/2016

Par Amani.

Lucha RDC

 

Congolese author dedicates book to Fred Bauma and Lucha

A Congolese author dedicated his book to Fred Bauma and the citizen movement La Lucha.

[quote]I dedicate this book to Fred Bauma and his Lucha colleagues for the sacrifices they have borne. »[/quote]

Thank you for this sign of recognition, dear Felicien Maisha.

Fred, Yves, your sacrifice is not in vain. You continue to inspire and serve as models for millions of young Congolese. You can be proud of yourself! As for freedom, you will return to it soon. This is a certainty…

For the Congo, are fighting by our voices, our arms, our courses, our pens, our blood! The Congo has that we, his daughters and his sons, to recover and dignifying.

Has the Lucha!

dedication

Un auteur congolais dédie son livre à Fred Bauma et au Lucha

Un auteur congolais dédie son livre à Fred Bauma et au mouvement citoyen @luchaRDC. Merci pour ce signe de reconnaissance, cher Félicien Maisha.

Fred, Yves, votre sacrifice n’est pas vain. Vous continuez d’inspirer et de servir de modèles à des millions de jeunes Congolaises et Congolais. Vous pouvez être fiers de vous ! Quant à la liberté, vous la recouvrirez bientôt, c’est une certitude…

Pour le Congo, luttons par nos voix, nos bras, nos cœurs, nos plumes, notre sang ! Le Congo n’a que nous, ses filles et ses fils, pour se relever et se dignifier.

A la Lucha !

dedication

Déclaration sur la situation au Burkina Faso

Une dizaine de mouvements citoyens africains, dont la @LuchaRDC, se prononcent sur la situation au Burkina.

Notre communiqué conjoint ici :

NON A UNE TRANSITITON AU BURKINA AVEC LE PUTSCHISTE DIENDERE

Les mouvements citoyens africains signataires du présent communiqué suivent avec une attention soutenue les développements de l’actualité politique au Burkina Faso avec la tentative de coup d’état en cours.

Nous sommes particulièrement préoccupés et indignés par les arrestations et les agressions des dirigeants de la société civile mais également le saccage de leurs biens.

Ces actions extrêmement brutales et ciblées, démontrent clairement la volonté délibérée des putschistes d’intimider et de museler les citoyens, en s’attaquant à ces symboles de la lutte du peuple burkinabè pour la Libération et la

Construction d’un avenir meilleur.

Nous condamnons ces pratiques antidémocratiques avec la dernière énergie.

En octobre 2014, le peuple burkinabè nous a inspiré par sa mobilisation citoyenne pour le respect du pacte républicain du Burkina-Faso. Depuis, il n’a cessé de se montrer solidaire envers toutes les luttes africaines pour la liberté, la dignité et le respect des peuples.

Au rang des victimes de l’infamie de ce combat d’arrière-garde, anachronique, perpétré par un corps militaire perdu et dévoyé, se trouvent nos frères du mouvement « BALAI CITOYEN ».

Par ce communiqué nous voulons assurer ces frères de lutte, ainsi que tout le peuple-citoyen burkinabè, que la jeunesse africaine leur est solidaire, soutient leur mobilisation héroïque et les encourage à tenir bon pour redonner à la voix du peuple son poids et sa valeur.

Avec le peuple burkinabè nous rejetons l’idée en cours aujourd’hui d’une participation du Général putschiste Diendéré aux institutions de la transition. Il est inacceptable de récompenser les assassins de la démocratie.

La CEDEAO ne peut pas faire moins que l’Union africaine. Nous attendons d’elle qu’elle rétablisse les autorités du Conseil National de Transition. Sa responsabilité est engagée devant l’histoire.

Dans la droite ligne de notre « Déclaration de Ouagadougou », nous, mouvements citoyens africains frères mettons en commun nos forces afin de mener des actions communes en soutien à nos frères du Burkina Faso.

Notre nombre est notre force.

La lutte continue. Nous vaincrons.

Organisations signataires :

Y’en a Marre (Sénégal)

Filimbi (RDC)

Lucha (RDC)

Jeunes et Forts (Cameroun)

Wakat info/RCI (Thinking Africa)

Asrafo Records (Togo)

Tournons la page et ça suffit (Gabon)

Les Sofas (Mali)

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Declaration du 21 09 2015 – Journee International de la Paix

Voici l’intégralité de la Déclaration que nous avons lue ce jour pendant la manifestation à ‪#‎Goma‬, place de la République, à l’occasion de la Journée Internationale de la Paix. Le lien GoogleDrive est à la fin. A lire et partager largement !  [version PDF]

I.
Le 21 septembre de chaque année, le monde célèbre la Journée Internationale de la Paix. En République Démocratique du Congo, nous sommes toute une génération à n’avoir jamais connu la paix. Les guerres et les rébellions se succèdent et rivalisent de violence. Combien de millions de nos compatriotes ont perdu la vie au cours des seules vingt dernières années, mais n’ont même pas un stère érigé en leur mémoire ? Combien de milliers de nos mères et de nos sœurs ont vu leurs corps violés, souillés et chosifiés…mais ne peuvent même pas rendre témoignage ? Sans parler de nos forêts dévastées, de nos champs et nos fermes vandalisés, et de tant de minerais lavés dans notre sang pour faire la prospérité des autres !

Nous sommes ici rassemblés, jeunes femmes et hommes, de toutes tribus et de toutes religions, pour redire notre désir de paix. Comme tous les Peuples du monde, nous voulons pouvoir vivre, étudier, imaginer, inventer, travailler, jouer, … librement et paisiblement. Nous voulons la paix, nous voulons la sécurité, nous voulons la tranquillité et la stabilité dans notre pays.

Nous sommes ici pour :

  1. 1. Rappeler la nécessité d’un processus électoral régulier et d’une alternance politique apaisée au sommet de l’Etat en 2016, comme gage de la consolidation de la paix et de la démocratie ;
  2. Dénoncer l’insécurité grandissante à l’Est de la RDC, que les autorités et la Monusco semblent incapables d’arrêter, avec notamment le massacre continu de nos compatriotes dans la région de Beni, la situation inquiétante des réseaux de kidnappeurs et de coupeurs de routes qui opèrent de plus en plus au Nord-Kivu en toute impunité, etc.
  3. Demander la libération de nos jeunes compatriotes Fred Bauma et Yves Makwambala des mouvements citoyens Lucha et Filimbi, qui viennent de dépasser 6 mois de détention injustifiée à Kinshasa, et la revendication plus générale du respect des libertés publiques (libertés d’opinion, d’expression, et de manifestation pacifique) en cette période électorale.

Les flambeaux que nous avons allumés sont un signe d’hommage à tous nos compatriotes morts dans les violences de ces 20 dernières années, et que nous n’oublierons jamais. Spécialement les victimes des massacres de Beni de ces derniers mois. Mais c’est aussi un signe d’éveil, de liberté et d’espoir.

II.
Depuis le mois d’octobre 2014, une série de massacres d’une horreur indescriptible cible nos compatriotes de la région de Beni. Le décompte funeste des morts et les images d’hommes, de femmes, d’enfants et de vieillards découpés comme du gibier font régulièrement la une des médias, sans émouvoir plus que ça ceux qui ont la charge de les sécuriser, et sans que les auteurs de cette barbarie soient clairement identifiés, traqués, et mis hors d’état de nuire. Quelques braves soldats des FARDC font d’énormes sacrifices pour protéger nos concitoyens et défendre la souveraineté nationale, mais leurs conditions de vie et de travail sont tout sauf un motif d’encouragement et de motivation. Pendant ce temps, les Casques Bleus de l’ONU observent. Leurs drones, leurs hélicoptères, leurs chars et leurs 4X4 sont indifférents au sort des enfants innocents victimes d’une extermination qui ne dit pas son nom.

Au même moment, à Beni, Lubero, Rutshuru et même Goma, un nouveau phénomène a vu le jour et se porte bien : le kidnapping contre demandes de rançon, manifestement orchestré par des réseaux bien organisés, dans l’impuissance totale de ceux qui sont censés nous protéger. C’est ici l’occasion de rendre hommage à une compatriote courageuse, notre camarade Adeline Masika Matabishi, dernière victime en date du kidnapping, dont les tortures physiques et psychologiques pendant près de deux semaines de captivité n’ont pas entamé la détermination et la dignité.

III.
Cette année, la Journée Internationale de la Paix est célébrée dans un contexte très particulier pour notre pays, qui doit organiser une série d’élections cruciales pour l’avenir de notre démocratie encore balbutiante, pour la consolidation de la stabilité qui a du mal à se concrétiser, et finalement pour l’avènement et la consolidation de la paix que nous attendons depuis trop longtemps. Les développements politiques et le comportement de la classe politique au cours des derniers mois montrent clairement que certains essaient par tous les moyens de torpiller le processus électoral, voire d’empêcher carrément la tenue d’élections, par des subterfuges comme ils en ont le secret. En cette Journée Internationale de la Paix, nous voulons envoyer ce message vibrant à la classe politique congolaise, toutes tendances confondues : Quiconque s’oppose ou tente d’empêcher la tenue d’élections démocratiques et inclusives et l’alternance politique dans le respect strict de notre constitution est un ennemi de la paix et un ennemi du Peuple Congolais, qui doit être traité comme tel.

Aux quatre coins du Congo, la jeunesse et des citoyens de tous âges et de toutes conditions sont de plus en plus éveillés pour exiger le respect qu’ils méritent, la réalisation de leurs aspirations, et pour demander des comptes à ceux qui ont reçu mandat de gouverner. Hélas, la répression aussi s’accentue. La police, l’armée, les services de renseignements sont utilisés contre des citoyens qui ne font qu’exercer leurs droits pacifiquement. Et la Justice, censée être garante des droits et des libertés publiques, emboîte le pas pour devenir elle aussi un instrument de répression comme tant d’autres. Les cas de nos camarades Fred Bauma et Yves Makwambala détenus à Kinshasa depuis plus de 6 mois, tout comme le cas plus récent de nos 4 camarades condamnés par des juges sans scrupule, sont très emblématique de cette situation. En cette Journée de la Paix, nous exhortons les autorités à libérer nos camarades, car continuer à les détenir si injustement ne fait que montrer une image trs négatives de nos autorités et nos institutions aux yeux du monde.

Nous exhortons les magistrats à s’émanciper du joug politique qui les tient en otage, volontairement ou non, en faisant un effort de dire le droit, rien que le droit, comme leur serment les y engage. Autrement, ils sont entrain de contribuer à la descente aux enfers de notre pays, et ils partagent la responsabilité de tous les malheurs de cette grande Nation.

Vive un Congo libre, démocratique, uni, paisible et prospère !

Vive la lutte pour le changement !

Téléchargez la déclaration ici : https://drive.google.com/…/0B0r114rrPo25d2RUbWFiRkx5S…/view…

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Notre manifestation de ce lundi

Notre manifestation de ce lundi est terminée. Aucun incident signalé. La police déployée sur le lieu n’est pas intervenue comme à son habitude pour intimider, agresser ou arrêter. Et nous-mêmes, comme à notre habitude, nous avons manifesté pacifiquement, dans le respect de l’ordre public, et avec beaucoup de dignité. Nos messages étaient on ne peut plus clairs :
1. Il faut un processus électoral régulier (respectueux des délais constitutionnels) et démocratique, ainsi qu’une alternance politique apaisée en 2016 pour garantir la consolidation de cette paix que notre peuple veut de tous ses vœux.
2. Il faut mettre fin aux massacres de nos compatriotes dans la région de Beni, ainsi qu’on phénomène de kidnappings qui est apparu au Nord-Kivu, en démantelant tous les groupes armés et les réseaux criminels qui opèrent jusqu’ici en toute impunité. La MONUSCO, qui ne fait rien depuis une année, doit jouer le rôle défini dans son mandat.

3. Il faut libérer nos camarades Fred Bauma et Yves Makwambala, qui sont à leur septième mois de détention arbitraire et injustifiée à Kinshasa, et assurer le libre exercice des droits et libertés publiques à tous les Congolais, dans la diversité de leurs idées et leurs opinions. Il est inacceptable que le système judiciaire se soit aussi mué en un instrument de répression des citoyens, alors qu’il devait être leur dernier rempart contre l’injustice et l’arbitraire.Merci à toutes celles et tous ceux qui ont répondu très nombreux à notre appel en se joignant à la manifestation pacifique. La lutte continue !

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Légende photo : Quelques militantes et militants de la Lucha ce matin, lors d’une concertation après la manifestation place de la République (ex esplanade de l’ONC) à Goma. Les photos de la manifestation proprement dite vont suivre.

Comprendre la LUCHA

Nombreux posent des multiples questions sur notre mouvement, son identité, ses partenaires, son financement. Depuis le debut nous répondons a toutes les questions

MOBILISONS NOUS POUR LA DEMOCRATIE

Du 5 au 15 avril 2015, pendant 5 minutes, entre 19h00-19h05 heure de Goma (18h00-18h05 heure de Kinshasa), nous appelons toute la population à faire du bruit, avec des sifflets, des klaxons, des casseroles, des bidons, des tôles, … pour envoyer aux autorités les trois messages clés suivants :

  • filimbi 1Libérez les jeunes activistes que vous détenez encore au secret, depuis leur arrestation le 15 Mars 2015 à Kinshasa, car être un citoyen engagé dans son pays n’est pas un crime;
  • Garantissez aux citoyens le libre exercice de leurs libertés publiques (liberté d’expression, d’association, de rassemblement pacifique, …), en particulier à cette période où nous attendons la première alternance démocratique à la tête de l’Etat, et des élections démocratiques, libres et transparentes;
  • Le peuple Congolais ne va jamais accepter des méthodes qui tendent à le ramener à la dictature et à la pensée unique; nous sommes déterminés à défendre nos droits et nos libertés, de grâce laissez-nous le faire sans violence.

Nous espérons que dans les 10 jours , les autorités auront répondu au cri de la population. Sans quoi l’action pourra être prolongée, et d’autres actions envisagées.

Nous tenons à nous exprimer par tous les moyens, mais toujours dans la non-violence et le respect des lois. Les armes et la violence ont fait beaucoup trop de dégâts dans notre pays, il ne faut pas que les autorités donnent l’impression que c’est le seul langage qu’elles peuvent entendre.