BAROMÈTRE DE SUIVI DE L’ACTION DE L’EXCUTIF PROVINCIAL

Mise en ligne le 2 janvier, 20 à 12:31


BULLETIN N°002 : SIX MOIS CAUCHEMARDESQUES POUR LE KASAÏ ORIENTAL

1.INTRODUCTION

Le 01 juillet 2019, l’exécutif provincial a vu ses animateurs être investis par l’organe délibérant de la province du Kasaï-Oriental, notre province. Bien avant cette investiture, le Gouverneur de province a eu à dire à la population qu’il attendait la composition de son équipe gouvernementale et son investiture pour amorcer des grands travaux et coordonner l’avènement de nombreux investisseurs qui ne faisaient que solliciter auprès de lui (le gouverneur) l’ autorisation de venir dans sa province.

Contre toute attente, après que le premier gouvernement provincial sous l’ère Maweja ait été investi, le peuple kasaïen n’a vu aucune lueur d’espoir. Sa situation n’est même pas statistique, elle va de mal en pire. Pas de chantiers ouverts ni non plus des investisseurs crédibles.

Entant que citoyens éclaireurs, nous avons initié, sous le label de notre organisation, le mouvement citoyen lutte pour le changement, cet outil de contrôle citoyen dénommé baromètre de suivi de l’action de l’exécutif provincial pour faire le contrôle de l’exercice du pouvoir public tenu par le gouvernement provincial. Dans le premier numéro de cet outil de contrôle citoyen dernier, nous avions prélevé les forces et faiblesses de l’action du gouverneur de province durant ses cent premiers jours. Nous avions aussi formulé des pistes de solution afin de permettre la sortie de la crise dans laquelle la province a été plongée. Un moratoire d’un mois avait été accordé au gouverneur afin qu’il puisse se démarquer de sa gestion stagnante. Curieusement une campagne d’intoxication a été montée contre notre mouvement, jusqu’à qualifier de précoce notre démarche, pourtant constructive.

Le présent bulletin se publie dans un contexte très particulier où l’alerte orange sonne actuellement dans tous les domaines de la vie provinciale : politique, social, économie, infrastructures, environnement, etc. Bref les axes prioritaires de l’action quinquenale sont toujours éteints. Surtout il faut souligner que le panier de la ménagère a connu des gravissimes perturbations suite à la hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité, notamment le maïs, le haricots, l’huile de palme, etc.

Face à l’indifférence et la légèreté sans précédent dans la gestion de la chose publique et surtout la gestion des urgences, nous avons initié une série d’actions et de manifestations dans le cadre de la campagne « Maweja doit partir »(#MawejaDoitPartir) décrétée cent jours après l’investiture du gouvernement provincial. C’est dans cette optique que nous avons eu à mobiliser et sensibiliser les élus provinciaux de sorte qu’ils se sentent responsables de la situation calamiteuse dans laquelle notre peuple vit. Par contre, nous avons constaté non seulement un laisser-aller mais aussi une certaine familiarité politique et la quête des intérêts mesquins dans le chef de ceux à qui notre peuple a donné mandat de travailler à sa place. Nous en sommes déçu et espérons de leur part un retour urgent à la conscience normale.

Sur ce, nous voici publier ce deuxième numéro de notre baromètre en ce jour où le gouvernement provincial totalise six mois depuis son investiture.

2.MÉTHODOLOGIE DU TRAVAIL

Nous avons utilisé la méthodologie discursive, documentaire et l’observation participante. Les sources médiatiques et les réseaux sociaux ont été analysées afin de dégager une évaluation et un contrôle objectifs.

L’observation participante des décisions, actions, discours, déplacements, nominations, et réactions ou non à différents événements survenus en province et en dehors (qu’ils soient d’ordre social, économique, politique ou sécuritaire) nous a permis d’apprécier les actions posées étant donné que nous sommes acteurs et citoyens bénéficiaires des probables changements. Cela a été ensuite confronté aux engagements pris par le gouverneur Jean Maweja Muteba dans son discours sur le son plan quinquennal devant l’assemblée provinciale.

Cette analyse citoyenne sera axée sur quelques plans dont :

La Politique, Justice et Droits Humains

L‘ Économie et Sociale

La Santé et Environnement

La Sécurité ;

Domaines

Positifs

Négatifs

Politique, justice et Droits humains.

Liberté d’expression, des réunions sont démises, liberté des manifestations ; cas des manifestations organisées par la lucha, les agents Miba, les travailleurs de la société Sacim et les infirmiers,

Publication de l’équipe équipe gouvernementale,

-Suspension du chef de division provinciale de la santé et quelques responsables de l’EPSP Kasaï oriental. Avec pour conséquence le rétablissement progressif de l’ordre dans le secteur de la santé,

-Dégradation de la situation des droits humains (toutes les voix dissidentes sont insultées) à Mbujimayi et la montée de l’intolérance à travers l’émergence du mouvement d’auto défense affilié au gouverneur.

-Discours incitant à l’arrestation de ceux qui seraient surpris entrain de critiquer le gouverneur.

– Présentation d’un budget n’atteignant pas le 1/5e du montant promis dans le plan quinquennal

-Accueil aveugle de la mafia St Louis Bgm.

Libertinage dans les manifestations organisées par les membres du Parti politique du gouverneur et aucunes mesures de justice prise contre les manifestants qui avaient battu le ministre provincial de la justice et saccagé les biens des particuliers,

-La persistance des activités de la dynamique Maweja gouverneur qui abbat le même travail que les 100% sous le règne de l’ex gouverneur Ngoyi Kasanji ; culte de la personnalité et clientelisme politique,

Annonce des mesures populistes pour l’amélioration du social des gouvernés sans aucune action ou initiative concrète sur terrain(cas de la baisse du prix de maïs qui devrait être suivi par 3 ou 4 repas par jour dans chaque ménage).

L’absence d’un cabinet officiel et présence d’un entourage encombrant et non productif. Idem pour les ministres Provinciaux,

Le non respect du principe de continuité des services de l’État ; la non exécution de l’ édit budgétaire de l’exercice 2019 arrêté par son prédécesseur (suspension de certains membres du cabinet de son prédécesseur sans avoir constitué le sien),

Persistance des conflits coutumiers qui ont engendrer pillage de plus de 70 cases à Kanyenga Mibale.

La déconsidération de la presse locale (bousculade et dédain et mépris des journalistes par ses proches) alors que ce dernier devrait être considérée comme quatrième pouvoir.

Absence des qualités politiques d’un sapeur pompier(incapacités de répondre aux urgences).

Économie et Sociale

-Élaboration par un groupe d’experts du plan stratégique de développement de la province.

– Des contacts pour attirer les investisseurs étrangers pour les projets de développement au kasaï oriental sanctionnés par une promesse de Dikembe Mutombo d’une somme de 100.000 dollars afin d’améliorer le social de la population et d’un don de quelques matelas d’hôpitaux.

L‘annonce de donner de l’emploi aux 6 meilleurs lauréats de l’UOM ayant obtenu plus de 70℅,

– Suppression de la taxe ciblant tous les pedaleurs du kasaï oriental,

Persistance de coupure du courant électrique sans avertissement.

-Manque d’une politique d’urgence pour le desaclavement de la province,

-Difficultés persistantes de la population pour s’approvisionner en eau potable.

Hausse de prix des denrées alimentaires de première nécessité sur les marchés locaux et la léthargie d’une politique cohérente de gestion de la récente crise alimentaire jusqu’à ce les récoltes de décembre endiguent seules la crise.

– Aucune politique à impact visible pour la construction ou la rénovation des infrastructures de base et l’absorption du chômage.

Santé et Environnement

-Poursuite des mesures de suspension des médecins impliqués dans des scandales financiers (Zone de santé de Tshilenge)

-Participation au lancement des activités de reboisement initiées par la Fondation Daniel Madimba et autres partenaires étrangers, qui démontre l’engagement à lutter contre le réchauffement climatique.

– Participation au lancement de la campagne de vaccination.

-Aucun plan d’urgence pour juguler la détérioration du tissu écologique

La persistance des épidémies: l’épidémie de Choléra, Rougeole,

Aucun engagement, aucune déclaration ni promesse pour combattre l’insalubrité dans la ville de Mbujimayi et le non accompagnement des structures oeuvrant dans le secteur de l’environnement et qui sont visibles sur terrain.

Sécurité

-La traque et l’arrestation des bandits par la police.

Assassinat de 2 sujets indiens oeuvrant dans le secteur du diamant à leurs résidence sise avenue Inga,

_Visites nocturnes domiciliaires par les hommes armés,

-Persistances de barrières dans les différent coins de la province (Katanda, Pont kalelu, kabala, Kangelenga, la route Kabeya KamuangaMiabi) malgré l’interdiction,

-Tracaceries routières par les Agent de la police de circulation Routière (PCR)

3.CONCLUSION

Ces 6 premiers mois ont été cauchemardesques pour le kasaï oriental, qui pourtant attendait beaucoup de ses dirigeants. À ce rythme la peur de perdre ce quiquenat raisonne désormais dans tous les esprits d’ici et d’ailleurs, c’est pourquoi la LUCHA demeure constante sur le départ du gouveneur de la tête du kasaï oriental.

L’alerte lancée dans le premier numéro de notre baromètre ne nous n’a pas donné tort. La situation a dégringolé et le l’exécutif provincial dit sans cesse avoir passé ce temps en observation.

Nous pensons toujours que la province du Kasaï-Oriental doit avoir à sa tête, une personnalité capable de conduire à bon escient son décollage socio-économique. Nous n’avons aucun intérêt d’ accorder un bonus de temps à une personne incarnant un leadership défaillant, douteux et peu prometteur. Faire preuve de cette complaisance sera une erreur énorme qui va continuellement amené l’espoir du changement dans un gouffre.

4.PROPOSITIONS.

Nous nous obligeons d’être toujours objectifs au regard du principe de la continuité des services publics de l’ État. Ceci non pas dans le but d’offrir des béquilles à un Handicap managerial, mais plutôt dans celui de permettre à notre province de vivre sa vibrante transformation. Nous réitérons les mêmes propositions faites lors de la publication du premier numéro de notre baromètre de suivi de l’action du gouvernement provincial publié le 20 août dernier, qui malheureusement sont négligées au moment où l’exécutif provincial passe tranquillement son temps d’observation.

Néanmoins, nous urgeons ici une nouvelle alternative ; Il s’agit d’une solution politique que nous sommes disposés à mettre sur la table des hauts dirigeants de l’UDPS pour dégager un consensus bénéfique qui entrainera le départ du gouveneur Maweja afin que la province sorte sa tête des décombres.

Fait à Mbujimayi le 2 Février 2020

Pour la Lucha

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