Kinshasa : La LUCHA organise un sit-in devant la société Vodacom

La LUCHA à Kinshasa organise le sit-in devant la société Vodacom le jeudi 25-04 à 10h afin de protester contre les tarifications exagérées de ces multinationales. A travers Vodacom, nous interpellons les autres compagnies de télécommunications.

Nous invitions donc les étudiants, les chercheurs, les commerçants informels et formels, les usagers de tout genre à venir manifester massivement avec nous pour arracher cette baisse du prix de la communication !

« Sans la lutte, vous n’obtiendrez rien aujourd’hui ou demain ».

Pour rappel, d’autres sit-in sont prévus aujourd’hui à Bukavu et Kindu d’une part et à Butembo, nous sommes à un sixième acte de nuit débout devant le bureau de Airtel d’autre part!

Sécurité, Développement, Santé : nos propositions pour vivifier Beni-Butembo

MEMORANDUM DE LA LUCHA/BENI A MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Monsieur le président de la République,

Depuis 2014, La région de Beni-Butembo est secouée par une série de massacres, pillages, enlèvements, incendies de maisons et véhicules,… dont les auteurs sont les islamistes ADF selon les autorités Congolaises. Cette insécurité est à la base de la mort, essentiellement à l’arme blanche, de plus de 3000 civils, au kidnapping de centaines des civils, à l’incendie des villages et véhicules de commerce, au déplacement des populations vers des entités relativement sécurisées, à la difficulté d’accès aux champs, principal activité économique locale et à la destruction du tissu social et économique local. Au côté de ces « massacreurs islamistes », des milices locales mai mai se présentant comme rempart contre les égorgeurs sévissent dans certaines entités rurales de la région. Bien que ne causant pas assez de torts aux communautés comme les présumés ADF, ces milices sont parfois responsables de plusieurs abus des droits de l’homme.

Sur le plan sanitaire, depuis le 01 Aout 2018, une épidémie d’Ebola a été déclarée dans la province du Nord Kivu précisément à Mangina par les autorités sanitaires notamment le ministère de la santé. L’épidémie s’est vite répandue à travers une partie importante des provinces du Nord Kivu et de l’Ituri faisant un total 1264 cas enregistrés dont 814 décès et 374 guéris (situation épidémiologique au 15 Avril 2019). En ces jours, le grand foyer épidémiologique demeure la ville de Butembo (zones de santé de Butembo et Katwa).

Les menaces sécuritaires et sanitaires exposés ci haut sont en ces jours, les principaux défis aux quels votre gouvernement devrait faire face pour redonner espoir à la population de Beni-Butembo, longtemps délaissée par le régime prédateur de votre prédécesseur. Votre arrivée au pouvoir, bien que posant de sérieux problèmes de légitimité, de morale, de vérité et de justice, a permis de fermer la page sombre de l’ère Kabila et de croire encore à un avenir meilleur surtout au regard de la longue et noble lutte de votre parti pour la démocratie et l’Etat de droit dans notre pays mais aussi des promesses que vous avez faites durant votre campagne électorale. A travers ce mémorandum, notre mouvement tient à vous transmettre des propositions pratiques pour pacifier la région de Beni-Butembo (I), relancer le développement socio économique de cette région (II) et vaincre la terrible épidémie d’Ebola (III). Nous sommes résolument engagés à vous accompagner dans leur mise en œuvre pour qu’en fin, nous ayons aussi le privilège de vivre dignement comme Homme.

  1. RETABLISSEMENT DE LA PAIX ET DANS LA SECURITE

Monsieur le président de la République, notre mouvement a toujours estimé que le rétablissement de la paix et la sécurité à Beni passe par :

  1. Le renforcement des opérations militaires

En ces jours, la bataille contre les tueurs de Beni est menée par les FARDC avec l’appui de la MONUSCO. Il est triste de constaté que malgré la forte logistique et une supériorité numérique de ses hommes par rapport aux rebelles, les FARDC et la MONUSCO ont échoués à neutraliser les présumés ADF et la mosaïque des milices locales qui insécurisent la population. Cela est d’autant plus incompréhensible que certaines milices, comme les présumés ADF, sont localisables sur une aire de moins de 50km2. Plusieurs sources, y compris au sein des forces armées loyalistes allèguent des actes de complicité de certains éléments FARDC avec les tueurs, rendant ainsi la lutte contre ceux-ci difficile. On ne peut véritablement compter sur un système de défense bâti sur les FARDC et la MONUSCO dans leur configuration actuelle. Ainsi, il faut de toute urgence :

  • Révéler toutes les autres troupes de la MONUSCO présente dans la région de Beni sauf la brigade d’intervention de l’ONU qui devra être transformer en une Force régionale et la renforcer en troupes et en moyens, avec pour mandat d’assurer la protection effective des civils, traquer les auteurs des massacres et stabiliser la région de Beni sur le modèle de l’opération Artémis à l’Ituri ;
  • Installation de l’Etat major des Forces Armées de la République Démocratique du Congo à Beni en vue de suivre de plus près la situation de Beni et intensifier les actions militaires concertées, réfléchies et adaptées aux techniques de guerre de l’ennemi
  • Organiser des évaluations participatives mensuelles de la situation sécuritaire avec les autres acteurs sociaux ;
  1. Rendre Justice aux victimes des massacres de Beni  

Derrière chaque attaque dans la région de Beni, il y a des hommes, des femmes et des enfants qui ont (ou avaient) les mêmes rêves que n’importe quel être humain mais qui les voient s’envoler sans voix. Il n’est pas normal que ces injustices ne soient pas réparées. Les procès des présumés ADF et leurs collaborateurs que la cour opérationnelle a organisé à Beni n’ont été que des simulacres des procès qui ont élevé les bourreaux et humilié davantage les victimes. Pour preuve, des commandants FARDC et des acteurs politiques accusés de complicité avec les tueurs dans différents rapports d’organisations crédibles n’ont jamais été inquiétés. Tout en vous remerciant et en saluant la libération et la fin de l’exil pour certains activistes et politiciens accusés faussement de complicité avec les rebelles, nous sommes inquiets de constater que sans moindre enquête ou éléments nouveaux, vous estimiez que l’insécurité à Beni est l’œuvre des islamites ADF. Nous sommes convaincus que la thèse islamiste est un faux fouillant visant à cacher l’implication de certains acteurs politiques et militaires. Nous sommes aussi inquiets de votre rapprochement avec des responsables politiques et militaires sur qui reposent des sérieux indices de complicité avec les tueurs de Beni à la lumière des rapports des organisations internationales et nationales crédibles et des témoignages concordants des rescapés. Le besoin de justice pour nous est très grand et il passe notamment par :

  • Une enquête internationale indépendante, impartiale, transparente et rapide pour établir les faits et les responsabilités sur les tueries, les mutilations, les kidnappings, les destructions et les pillages perpétrés dans la région de Beni à partir du 1er janvier 2014
  • La poursuite en justice des vrais auteurs des tueries, les mutilations, les kidnappings, les destructions et les pillages perpétrés dans la région de Beni à partir du 1er janvier 2014
  • La mise à la disposition de la justice des responsables politiques et militaires cités dans différents rapports comme complices des auteurs de l’insécurité à Beni et dans tout l’Est de la République,
  1. Rendre hommage aux victimes et garder la mémoire

Malgré l’atrocité qui les caractérise et le nombre impressionnant des morts, les massacres de Beni ne retiennent malheureusement pas l’attention des officiels Congolais. Aucun hommage national ou une forme de solidarité de la nation n’a jamais été exprimée aux milliers de morts tombés pourtant à cause de l’irresponsabilité des autorités. Nous estimons qu’il important de garder à cœur cette épisode douloureuse de notre histoire, nous souvenir de ces massacres odieux afin qu’il ne se reproduise plus jamais dans notre pays, honorer la mémoire des victimes, renforcer la solidarité nationale/citoyenne avec les survivants. Vous vous êtes même recemment inclinés au mémorial des victimes du génocide Rwandais, preuve de votre attachement à la question de la mémoire et à l’hommage aux morts. Nous estimons pour ce fait qu’il est important que :

  • Toutes les victimes soient identifiées par leur nom, et un mémorial érigé pour que jamais elles ne soient oubliées et que les générations présentes et futures s’y recueillent de temps a temps,
  • Le 2 octobre de chaque année soit reconnue et commémorée comme la « Journée du Souvenir pour Beni. »

d) Fournir l’assistance humanitaire aux rescapés des massacres et à la population locale

Chaque attaque dans la région de Beni fait des déplacés, des sans abris, des orphelins, des veuves, … Ils manquent de tous et viennent souvent se confiner dans des familles d’accueil qui elles mêmes n’ont pas assez des ressources à cause notamment du non accès aux zones de production et à un climat d’affaire hostile. En conséquence, plusieurs parents ne sont plus capables d’envoyer leurs enfants à l’école ou à l’université, leur assurer une restauration digne, répondre à leurs besoins élémentaires ou leur assurer un accès aux soins de santé. Il faut coute que coute alléger les souffrances des habitants de la région de Beni à travers notamment des mesures comme :

  • Apporter une assistance humanitaire multiforme et urgente aux rescapés directs des massacres avec une attention particulière pour les personnes vulnérables (femmes, enfants, PVH, …)
  • Renforcement de l’approvisionnement en médicament, l’équipement et le personnel de tous les centres de santé et hôpitaux publics afin de rendre pérenne la mesure de gratuité des soins de santé.
  • Réduire sensiblement les frais de scolarité dans les institutions secondaires ainsi que d’enseignement supérieur et universitaire situé dans la région de Beni,
  • Assurer la gratuité de l’enseignement primaire comme prescrit par notre constitution
  • Prendre des mesures visant le relèvement socio économique générale de la region (point II).
  1. RELEVEMENT SOCIO ECONOMIQUE DE LA REGION

Les attaques dans la région de Beni visent de plus en plus les zones et opportunités à fort impact économique. La zone de Mayangose, grenier agricole de la région de Beni est désormais inaccessible, des véhicules entiers transportant des marchandises sont incendiés, des biens de la population sont systématiquement pillés, … En plus de cette insécurité, il se constate une très forte pression fiscale et un manque criant d’entretien des routes principales et des dessertes agricoles. Ainsi, ceux qui par chance accèdent à leurs champs, n’ont parfois pas la possibilité d’évacuer leurs produits vers les centres urbains, site de consommation. Bref, c’est toute l’économie locale qui est ébranlée. Il est de ce fait important que les mesures suivantes soient prises :

  • La déclaration de la zone de Beni comme zone sinistré avec pour conséquence une exonération fiscale totale ou partielle de toutes les activités socio-économiques des habitants de la région ;
  • La construction la route nationale Numéro 2 (Kasindi-Beni-Butembo-Goma) et l’entretien régulier des routes des dessertes agricoles ;
  • L’électrification de la région et la subvention par l’Etat de la production, la transformation et la commercialisation de certaines filiaires agricoles (Cacao, huile de palme, maïs, café, quinquina, pomme de terre, haricot, …) afin de pallier au problème du chômage
  1. VAINCRE EBOLA

Monsieur le président de la République ;

Les centaines de morts d’Ebola, les attaques contre les infrastructures de prévention et de traitement d’Ebola, le refus de collaborer avec les équipes de riposte, les attaques contre les personnels intervenant dans la riposte auraient pu être évité si les acteurs impliqués et la communauté locale avaient posé les bases d’une riposte consensuelle et adaptée aux réalités locales et si les acteurs politiques, électoraux et sécuritaires n’avaient pas adopté une attitude négative face à Ebola. Les sorties médiatiques de certains politiciens mettant en cause l’existence et la source d’Ebola, la présentation d’Ebola comme motif du report des élections, le caractère stigmatisant même d’Ebola, l’intervention des forces de sécurité dans les activités (allant jusqu’à tué des habitants lors des refus de collaboration avec la riposte), le manque d’ouverture et de compréhension des recommandations pertinentes de la communauté, le manque de perspective d’une fin de l’épidémie malgré l’observation des consignes des experts sont entre autres des facteurs qui ont accentué la résistance communautaire contre la riposte. Cette résistance communautaire est regrettable, nous la condamnons et nous sommes pleinement engagés à la limite de ce que nous pouvons pour que de plus en plus des compatriotes comprennent qu’Ebola existe et qu’il faut le vaincre. Mais face à ces résistances, on constate du côté de la riposte, une machine lourde, lente et statique qui n’est bonne que pour retarder la fin de l’épidémie en donnant aux communautés des raisons de résister. Comment comprendre par exemple qu’à Nziapanda et KATHIRI, face à une communauté résistante, la riposte ait envoyé des militaires (ça aurait dû être des psychologues ou des promoteurs de la santé) pour mater la résistance, allant jusqu’à tué un jeune (Nziapanda) et une femme mère de six enfants (Kathiri le 04 Avril 2019) ?

Pour mettre fin à Ebola, les organisations humanitaires, le ministère de la santé et la communauté doivent devoir se mettre d’accord sur la suite à donner à la riposte pour la rendre efficace. L’expérience de Mangina et Beni a démontré que l’épidémie ne peut être maitrisée sans un engagement sérieux de toute communauté et une cohésion d’action des acteurs. Nous estimons que les actions suivantes doivent être menés en vue de lever les résistances et poser les bases d’une collaboration réussie entre les acteurs :

  • La construction dans les centres de santé publics situés dans chaque aire de santé d’un pavillon d’isolement où se feront les prélèvement et les premiers soins pour les malades suspectés d’Ebola avant d’être transférés au centre de traitement d’Ebola s’ils sont positifs. En effet, les gens ont de plus en plus peur d’aller se faire soigner dans les structures de santé par peur d’être transféré au centre de traitement d’Ebola pour une simple fièvre ou maux de tête ;
  • L’allocation d’assez des fonds dans la production et l’achat du vaccin afin de l’accorder à un suffisamment des personnes qui le veulent dans la communauté.
  • Une forte sensibilisation dans la communauté par des personnes recrutées à la suite d’une procédure transparente, juste et ouverte à tous et non sur base des liens amicaux ou familiaux comme le font certaines organisations ;
  • L’arrêt de l’utilisation des forces de sécurité dans la lutte contre Ebola car non seulement les policiers et militaires se sont rendus coupables de plusieurs dérapages regrettables dans le cadre de la riposte (dont des meurtres) mais aussi leur présence renforce le sentiment qu’Ebola est une épidémie imposée,
  • Un esprit d’ouverture et humanitaire de la part des intervenants dans la riposte contre Ebola.

Monsieur le président de la République,

Nous sommes confiants que si les propositions suivantes sont mis en œuvre, il est possible de redonner à notre région son statut de pool du développement de notre province et de notre pays ainsi que redonner à ses habitants le sentiment qu’ils font partie de ce pays. En tant que mouvement citoyen, nous faisons ce qui est de notre devoir pour que la bataille pour la restauration de la paix et la sécurité au Grand Nord Kivu, la relance du développement local ainsi que la fin de l’épidémie d’Ebola soit gagné. Votre implication sera un atout de plus pour que Beni-Butembo retrouve paix, prospérité et santé.

Fait à Beni, le 16 Avril 2018

Pour la LUCHA

La cellule de communication

Mémorandum de l’Association des Commissionnaires et Revendeurs des Véhicules (ACRV/asbl) et le mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA) contre la corruption et les tracasseries multiples à la douane de Goma

A monsieur le gouverneur de la province du Nord-Kivu à Goma. Monsieur,

C’est avec un sentiment d’indignation que nous venons auprès de votre personnalité vous exprimer par la présente nos revendications dont l’objet est repris en marge.

En effet monsieur le gouverneur, nous sommes des opérateurs économiques œuvrant dans la vente des véhicules d’importation et notre appui au développement de la province en particulier et du pays en général se justifie par nos contributions au trésor public à travers les impôts et frais connexes liés à l’importation mais aussi aux activités de transport dans la ville de Goma.

Cependant monsieur le Gouverneur, c’est bientôt plus de six mois que nous sommes victimes des tracasseries et des traitements inhumains de la part des agents de la douanes qui, sans tenir compte des dispositions légales régissant la douane se donnent à un comportement de rançonnage en violant de manière flagrante les lois de notre pays.

Il y a lieu de rappeler Monsieur le Gouverneur que l’impôt lié à l’importation des véhicules en RDC a été uniformisé et centralisé au niveau national selon les dispositions régissant le système SYDONIA WORLD basé sur une taxe unique à l’importation. Il a été reconnu que tout opérateur économique ou individu désirant importer un véhicule devra se conformer à cette disposition c’est-à-dire en payant une taxe unique incorporant toutes les taxes et impôts liés à l’importation et ceci à une douane de son choix ; A l’issu de cette opération le véhicule est immatriculé et porte une plaque de la RDC, afin que celui-ci reçoive l’autorisation inconditionnelle de faire entrer son véhicule sur toute l’étendue du territoire national.

Rappelons que le système SYDONIA WORLD institué en septembre 2013 dans le but de matérialiser la simplification des procédures douanières et la facilitation du commerce international, l’importateur a le plein droit de dédouané à n’importe quelle douane de la RDC car toutes les données étant centralisées dans un seul serveur. Et une fois le véhicule dédouané et enregistré dans ledit système, toutes les autres douanes ont l’obligation d’autoriser l’entrée à condition que l’importateur exhibe les preuves de dédouanement du véhicule.

Malheureusement, grande est notre surprise de réaliser que les agents de la DGDA/Goma décident délibérément d’enfreindre la loi en nous rançonnant des frais supplémentaires et exorbitants sans aucune pièce justificative et dont la valeur dépend de la capacité de négociation de l’importateur. Souvent ils nous exigent 700$.800$… 1000$ et au-delà.

Sans cette rançon, le véhicule est soit saisi immédiatement, soit transféré à l’entrepôt de la DGDA/Goma pour être à nouveau dédouané.

Ces agents vont très loin en considérant que toutes les douanes de la province du Nord-Kivu sauf celle de Goma, sont incompétentes en matière de dédouanement en considérant comme sous évaluées toutes les actions entreprises par leurs agents.

Mais aussi, les agents de l’OCC (Office Congolais de Contrôle) nous font payer doublement un montant de Deux-cent trente-deux dollars Américains (232$) comme « frais de supplément » ou SEGUCE alors que cette taxe est reprise dans la taxe unique dans le système SYDONIA WORLD1, et cette taxe n’existe qu’à la douane de Goma seulement. Certains de nos véhicules sont saisis jusqu’à maintenant au niveau de l’entrepôt qui est en face de la tribune de l’ONC appelé KWS alors que dédouanés normalement selon les dispositions légales, bien immatriculés et portant normalement des plaques d’immatriculation. Vous trouverez ici en attache certains cas frappants documentés et transmis au procureur de la république près du parquet de grande instance et dont jusque-là le jugement tarde à venir. Ceci s’expliquerait par des relations extra professionnelles qui existent entre les agents de la DGDA et les responsables de la justice dans la province du Nord-Kivu.

Au vu de toutes ces violations délibérées de la loi et l’impunité qui caractérise la justice, nous exigeons ce qui suit :

L’arrêt immédiat des tracasseries qui se manifestent au niveau de la grande barrière Congolo- Rwandaise à Goma ;

  • Le respect de la loi Congolaise régissant la douane dans toutes ses dispositions particulièrement celle relative à l’uniformisation de l’impôt lié à l’importation des véhicules tel que repris dans le système SYDONIA WORLD déjà adopté par le service de douane et actuellement en vigueur en RDC ;
  • L’arrêt immédiat de la pratique des sous-évaluations utilisée par les agents corrompus et mal intentionnés de la DGDA pour qualifier les décisions prises par d’autres postes des douanes pourtant compétents, reconnus par la loi et appliquant le système SYDONIA WORLD en vigueur en RDC ;
  • Rendre le jugement et libérer sans condition des véhicules injustement saisis en violation flagrante de la loi ;
  • La révocation des agents de la DGDA qui se donnent à la pratique de la tracasserie et de corruption, comme la liste n’est pas exhaustive, ici nous citons nommément :
    • Le sous-directeur de la brigade DGDA Monsieur Marc ;
    • Le brigadier Popaul ;
    • Le brigadier Kasereka Kas-Kas ;
    • La receveuse maman Lucie.

Nous espérons, Monsieur le Gouverneur, que nos revendications trouveront bien gain de cause car dans le cas contraire nous entreprendrons d’autres actions pacifiques.

Copie pour information :

      • Au président de République Démocratique du Congo ;
      • Aux députés provinciaux élus de la province du Nord-Kivu ;
      • Aux députés nationaux élus du Nord-Kivu à Kinshasa ;
      • Au directeur provincial de la DGDA du Nord-Kivu à Goma ;
      • Au directeur provincial de l’OCC Nord-Kivu à Goma ;
      • Au directeur provincial de l’ANR à Goma ;
      • Au procureur de la république près du parquet de grande instance à Goma ;
      • Aux journalistes et médias de la RDC ;

Fait à Goma le 15 Avril 2019

Télécharger le Mémorandum LUCHA et ACRV sur les tracasseries à la douane

NOTRE VISION

La vision de la LUCHA pour la République Démocratique du Congo est l’avènement d’un CONGO NOUVEAU, essentiellement bâti sur des valeurs de justice et de dignité.

Notre conception de la justice va au delà du judiciaire, elle suppose une égale protection par la loi et les services publics de l’État, un accès égal aux avantages économiques et sociaux qu’offrent notre nation ainsi qu’une répartition équitable des ressources du pays.

Notre conception de la dignité Humaine est quant à elle fortement inspirée de la philosophie Africaine Ubuntu. La dignité Humaine suppose que toute personne est considérée, individuellement et/ou collectivement, en tant qu’HOMME et accede à un environnement propice à son épanouissement personnel et/ou collectif et au minimum pour vivre décemment.

Le CONGO NOUVEAU, ce pays où les congolais et congolaises vivent en citoyens dignes dans un environnement de justice, sera le résultat des efforts des filles et fils de la République Démocratique du Congo, soit en tant que citoyen vigilant et exigeant ou en tant que dirigeant responsable et redevable.

Ainsi, chaque jour, des militants de notre mouvement s’emploient à travers des actions citoyennes non violentes à mobiliser les citoyens à prendre conscience de leur véritable pouvoir et de leurs responsabilités dans un Etat démocratique, et pour les exercer de manière effective et d’autre part, veiller à ce que, en tout temps et à tous les niveaux de l’Etat, les pouvoirs publics et leurs représentants accomplissent leurs devoirs vis-à-vis des citoyens et de la Nation, avec responsabilité, transparence, loyauté et redevabilité.

MEMORENDUM ADRESSE AUX DEPUTES PROVINCIAUX DE LA TSHOPO.

Honorable députés,

Au premier abord, le Mouvement Citoyen « Lutte pour le Changement », LUCHA en sigle, section de Kisangani et d’autres organisations citoyennes vous adressent leurs félicitations pour avoir été bénéficiaires de la confiance de la population par le truchement des élections organisées en décembre dernier.

A la veille des élections du Gouverneur et Vice-gouverneur de la Province, nous tenons à vous rappeler les attentes quant aux aspirations profondes de la population par rapport à la mission et au rôle combien déterminant que vous devez jouer pour le décollage de la Tshopo.

Chers députés, nul n’ignore que la Province de la Tshopo issue du démembrement territorial de 2015 peine à décoller à cause de la mauvaise gouvernance accrue de ses Institutions politiques. Le rôle nocif qu’ont joué vos prédécesseurs, députés provinciaux a laissé un goût amer dans le chef des Tshopolais. Ces derniers se sont dangereusement distingués dans la corruption, la complaisance, la concussion, le favoritisme, le tribalisme…tant dans la désignation des Gouverneurs et Vice-gouverneurs que dans le contrôle parlementaire de l’action gouvernementale. Ce qui leur a valu (pour la plus part entre eux) une sanction négative du peuple lors du dernier scrutin.

Soucieuse du changement positif de sa situation, la population tshopolaise a jeté son dévolu sur vous pour remédier à cette situation devenue chronique, voir conjoncturelle, et mettre enfin la province sur les bonnes bases en vue de son décollage tant attendu jusqu’à ce jour.

Chers honorables, c’est ici le lieu de vous rappeler que, la plus part de vos prédécesseurs n’ont pas été reconduits puisqu’ils avaient failli à leur mission en tournant le dos au peuple et s’inscrivant dans une quête effrénée et incivique des intérêts mesquins.

Eu égard à ce qui précède, la Lucha Kisangani et les organisations citoyennes soeurs ont résolu, comme dans la lettre ouverte vous adressée en date du 1er mars 2019, de vous interpeller sur la nécessité d’opérer un choix judicieux du futur Gouverneur et Vice-gouverneur de la Tshopo. Ce choix doit se faire sans injonction aucune d’une autorité quelconque, morale ou physique soit-elle.

Ainsi, la Lucha et ses organisations soeurs vous proposent un portait du futur Gouverneur et Vice-gouverneur qui doit:

  • Avoir une expérience avérée dans la gestion de la Res publica pour générer le développement tant attendu à travers l’accès aux services sociaux de base ;
  • Avoir une parfaite maîtrise de la province de la Tshopo dans ses dimensions culturelles, sécuritaires et socio-économiques afin d’apporter des solutions idoines aux maux qui la gangrènent ;
  • Avoir la compétence nécessaire, une vision claire et ambitieuse, un sens élevé de l’amour de la province ;
  • Être rompu à la bonne gouvernance et à la lutte contre la corruption. Ceci implique qu’il doit faire preuve d’une intégrité morale, et d’une capacité de sanctionner les anti-valeurs érigées en loi dans le fonctionnement des institutions politiques provinciales ;
  • Avoir une volonté politique manifeste de promouvoir et de garantir les droits et libertés fondamentaux ;
  • S’inscrire dans la logique de la rupture avec la mégalomanie et la gabegie financière qui ont caractérisé jusqu’ici la gouvernance provinciale, transformant ainsi l’espoir des Tshopolais en désillusio ;
  • Être habile dans l’amélioration de climat des affaires pour attirer plus les investisseurs à même de contribuer au développement de la province.

Chers Honorables députés, alors que les rumeurs d’une corruption systématique par rapport à ces élections planent de plus en plus sur l’opinion publique, nous vous demandons vivement de ne pas vendre vos voix au vil prix d’argent sale que certains politiciens véreux vous proposeraient. Bien au contraire, nous vous exhortons à les dénoncer publiquement afin que la justice se saisisse de leurs cas. Agir en ce sens, vous honorerait encore plus et vous ferait gagner la confiance de la population qui vous a mandaté.

Honorables députés, au cas où le choix du peuple ne serait pas fait, la Lucha et les organisations alliées vous promettent de mener des actions pacifiques en coeur avec vos électeurs pour non seulement dénoncer le détournement de la volonté du souverain primaire, mais aussi et surtout tirer toutes les responsabilités à la hauteur de ce qui sera considéré comme une trahison de trop. Ce n’est une menace, mais plutôt l’exigence qui doit caractériser le peuple qui aspire au développement.

Fait à Kisangani, le 05 avril 2019

Pour la Cellule de Communication

Abed-négo ZACHARIE KINGOMBE

Militant

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AIRTEL : ARRETEZ DE NOUS VOLER, C’EN EST ASSEZ

MEMORANDUM DE LA LUCHA AU SUJET DE LA SURFACTURATION ET LA MAUVAISE QUALITÉ DE LA CONNEXION AIRTEL

En réponse à notre lettre vous adressez le 28 Mars 2019 et à l’annonce des sits in devant vos représentations à Beni et Bukavu le 01 Avril 2019, vous avez réduit le prix d’activation SMS le 02 Avril 2019. Bien que cela paraîsse comme la preuve d’une entreprise à l’écoute de sa clientèle, il s’agit là d’un aveu d’escroquerie dans votre chef. Cela prouve que 4 mois durant, vous nous avez intentionnellement et malignement privé du service d’activation SMS en un coût raisonnable. Il ne s’agit là malheureusement que d’un exemple d’irrégularité parmi une multitude d’autres qui caractérisent l’opérateur de télécommunication Airtel. Sans prétendez être exhaustif, l’opérateur de télécommunication Airtel est caractérisé ces derniers temps par:

  1. Le coût exorbitant des forfaits Internet, appels et SMS: 8 minutes et 5 megabytes pour 50 unités par exemple c’est extrêmement cher, comparativement aux tarifs antérieurs et à la tarification d’Airtel dans les pays étrangers (Rwanda, Ouganda,…)

  2. Du double payement lors d’une transaction financière par Airtel Money : Depuis un moment, lorsqu’on envoie l’argent à un proche via une cabine Airtelmoney, on est obligé de payer le frais d’envoi et celui qui reçoit la somme payera en plus les frais de retrait

  3. De la mauvaise qualité de la connexion Airtel: que ce soit pour les appels et, pire encore, pour Internet, la connexion Airtel est extrêmement mauvaise voir inexistante surtout aux heures vesperales,

  4. De la facturation à la minute: Cela fait que même lorsqu’on a un forfait d’une minute, on ne peut malheureusement communiqué pendant 60 secondes comme cela devrait être.

Cette surfacturation, double perception pour mobile banking, médiocrité de la connexion et comptage erroné du temps de communication frôlent le degré le plus élevé de l’escroquerie et du néocolonialisme des multinationales. Nous ne pouvons plus accepter que vous continuez à apauvrir notre peuple par des pratiques commerciales que vous ne pratiquez même pas dans d’autres pays, alors que ceux ci ne vous offrent pas un marché aussi immense que la République Démocratique du Congo avec ses 90 millions d’habitants.

Ainsi, nous vous appelons incessamment à :

  1. Baisser sensiblement le coût de vos services en fonction non seulement du niveau de vie du Congolais, de l’impératif d’un gain normal, de la diminution de vos charges fiscales et de vos tarifications antérieures.

Ainsi, nous vous appelons vivement à adopter la tarification suivante (conforme à vos tarifications antérieures) :

A) 20 unités: 4 minutes, 20 SMS et 2 mégas

B) 50 unités: 9minutes, 50 SMS et 10 mégas

C) 100 unités: 20 minutes, 100 SMS et 20 méga

D) 500fc: 100 megas

2. Rétablir le mode de travail antérieur pour le Mobile Banking en annulant sans délai le frais à payer lors du transfert via Airtelmoney 

3. Améliorer la qualité de la connexion aussi bien pour les appels que pour Internet

4. Rétablir la facturation honnête par seconde afin que celui qui a un forfait d’une minute communique effectivement pendant 60 secondes

Nous sommes conscients qu’en tant qu’entreprise, votre objectif premier est la réalisation d’un bénéfice. Néanmoins, les affaires, aussi bien en France qu’en RDC, doivent générer un profit normal et les entreprises ont, au delà de la recherche du gain, une responsabilité sociale dans le relèvement des communautés des entités géographiques dans lesquelles elles interviennent. À l’heure actuelle, vos charges fiscales sont en train d’être atténuées (nottament par l’annulation du contrat d’AGI le 01 Janvier 2019 par le président Félix Tshisekedi) et vos taris doivent suivre.

Cher opérateur de télécommunication AIRTEL,

Ce que nous vous avons recommandé est de l’ordre du réalisable. Réduire vos tarifs, améliorer la qualité de la connexion, rationaliser les mécanismes de transfert via mobile Banking et harmoniser le temps de communication vous fera gagner un bénéfice normal, fera respecter votre entreprise et accroitra le nombre de vos abonnés. AGISSEZ SANS ATTENDRE.

Si au bout de 5 jours, les recommandations émises ne sont pas rencontrées, nous reviendrons à charge le jeudi prochain non seulement à Beni et Bukavu mais aussi dans d’autres villes du pays.

Fait à Beni, le 04 Avril 2019

La cellule de communication

Cliquez ici pour télécharger : memo AIRTEL BENI, BUKAVU

APPEL DE LA LUCHA BENI, TOUS CONTRE LA FRAUDE AUX ÉLECTIONS DU 31 MARS 2019 À BENI, BUTEMBO ET YUMBI

JEUDI 28 MARS 2019 : TOUS CONTRE LA FRAUDE AUX ÉLECTIONS DU 31 MARS 2019 À BENI, BUTEMBO ET YUMBI

Après l’exclusion illégale, injuste et politiquement motivée des habitants de Beni, Butembo et Yumbi aux élections du 30 décembre 2018, des élections législatives nationales et provinciales vont devoir s’organiser ce dimanche 31 Mars 2019 dans les circonscriptions discriminées.

Nous savons tous que les élections du 30 décembre ont connu beaucoup d’irrégularités et que ceux qui ont été déclaré élus, à quelques exceptions près, ont été nommés par la CENI. Ce recul démocratique ne devrait pas caractérisé les élections du 31 Mars à Beni, Butembo et Yumbi.

Ainsi, la LUCHA organise une marche pacifique ce jeudi 28 Mars 2019 à Beni en vue de mettre la CENI en garde contre toute tentative d’altération de la vérité des urnes comme ce fut le cas pour les élections du 30 décembre 2018. Ceux qui devront être déclarés vainqueurs doivent être ceux qui ont réellement été élus par la population.

Notre procession citoyenne partira de la tribune du 8 Mars à 10h00 jusqu’à l’antenne locale de la CENI où un mémorandum sera lu et déposé.

Ceux qui, comme nous, pensent que la CENI doit organiser des élections véritablement démocratiques, transparentes, paisibles et inclusives (à la hauteur de la maturité de la population locale qui a su organiser promptement un vote citoyen le 30 décembre 2018) sont priés de nous rejoindre dès 9h00 du jeudi 28 Mars, juste derrière l’institut de Beni.

TOUS DISONS NON À LA FRAUDE ÉLECTORALE

Fait à Beni, le 26 Mars 2019
La cellule de communication
+243 975 619 005

le Congo est grand et demande de nous la grandeur

Biographie

NKULULA WA MWAMBA Luc est un activiste congolais naît le Vendredi 18 octobre 1985 et mort le Dimanche 10 Juin 2018 à Goma à la suite de l’incendie de sa maison. Il était âgé de 33 ans.

Luc Nkulula était célibataire (sans enfant).

EDUCATION

Luc a fait ses études secondaire à l’institut de Goma où il a obtenu un diplôme d’Etat. En 2011: Luc a obtenu un diplôme de Licence en Droit Public de L’Université de Goma en RDC.

EXPERIENCE PROFESSIONNELLE

  • De Juillet 2016 à sa mort il était Coordonnateur National de CIVIS CONGO , une organisation de Droits de l’Homme.
  • De décembre 2016 à février 2017 il a été Chercheur et consultant, à l’organisation « Un Jour Nouveau »
  • De Octobre 2013 à Mars 2016, il a été enquêteur de l’Université de Harvard sur, la paix, la justice, la résilience auprès de jeunes vulnérables et la gouvernance démocratique au Congo.

ACTIVITÉS MILITANTES

Au delà de son engagement associatif , Luc a été co-fondateur du mouvement citoyen LUTTE POUR LE CHANGEMENT (LUCHA) auquel il a dévoué tout son temps depuis 2012.

Il a formé des milliers de jeunes congolais sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo dans l’engagement citoyen.

Luc a lutté pour la dignité et la justice sociale jusqu’au sacrifice suprême.

Luc est un modèle de courage dont la mémoire marquera à jamais cette génération.

Que son âme repose en paix.

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La Lucha