Ca y est ! Le coup d’Etat constitutionnel tant redouté vient de se produire

Ça y est ! Le coup d’Etat constitutionnel tant redouté vient de se produire : Kabila peut rester indéfiniment au pouvoir, car s’il a violé sans réserve la constitution, quel scrupule aura-t-il à violer un simple accord signé avec une horde d’assoiffés de postes?

Alors qu’à la Cité de l’OUA les participants au pseudo-dialogue politique adoptaient leur accord de partage de pouvoir au mépris total de la constitution et de la mémoire de nos compatriotes morts en martyrs pour la défendre (pour ceux des 19 et 20 septembre le deuil n’est même pas terminé), 5 des 9 membres de la Cour constitutionnelle étaient en train de donner un blanc-seing à la CENI, en violation flagrante de la loi régissant cette Cour et au-delà des pouvoirs que leur confère la constitution. Un arrêt manifestement écrit à l’avance à Kingakati, qu’ils devaient à tout prix avaliser pour satisfaire la volonté de leur « autorité morale ».

Ce qui va suivre ? Un nouveau gouvernement des fossoyeurs de la démocratie va etre mis en place et sera investi par une Assemblée nationale acquise à la « majorité présidentielle ». Et lors du sommet de Luanda la semaine prochaine, le fait accompli sera juste constaté par une Union africaine et des organisations régionales animées par ces dictateurs de qui Kabila ne fait que s’inspirer, et qui ne peuvent donc que le soutenir. Les occidentaux vont dénoncer, se plaindre, peut être prendre quelques sanctions complaisantes, et puis c’est tout. Un peu de temps, et Kabila aura gagné son pari. Dans deux ans que vaudra encore la constitution? Pas grand chose. Qu’est ce qui garantit que ce qu’on n’a pas réalisé en 5 ans on va le réaliser en 2 ans ? Absolument rien !

To #Telema, ne laissons pas faire cette grave forfaiture. Montrons au monde que nous sommes un Peuple mature, prêt à se pendre en charge; à défendre sa dignité et sa liberté !

Si le Peuple laisse faire maintenant, alors on est partis pour des décennies d’une dictature pire que celle de Mobutu, pour un nombre Indéterminé de décennies. En 15 ans de présidence de Kabila nous avons connu les pires massacres, les pires humiliations, la corruption a atteint des niveaux jamais égalés, Kabila et son clan ont accumulé plus de richesses que Mobutu n’en a accumulés en 32 ans de règne, des criminels ont été protégés et défendus, le chômage et la pauvreté se sont creusés, etc. Sommes-nous prêts à continuer de supporter cette situation, ou voulons-nous le changement ?

Si nous voulons le changement, levons-nous pour défendre notre constitution et exiger le départ de Joseph Kabila immédiatement. On n’a plus de raison d’attendre décembre 2016, parce qu’il a deja démontré qu’il se moque éperdument des lois, y compris la constitution qu’il a pourtant juré de défendre.

À partir de ce mardi 18 octobre, mobilisons nous donc dans nos villages et nos villes pour obtenir son départ. Trop c’est trop ! Marchons, crions, mobilisons-nous sans ménagement jusqu’à ce qu’il parte !

Nous ne pouvons compter que sur nous mêmes, car les politiciens cherchent tous leurs propres intérêts, et la communauté internationale ne fera pas plus qu’observer et s’apitoyer sur notre sort.

L’application de l’article 64, c’est maintenant ou jamais ! Étudiants, élèves, fonctionnaires, commerçants, débrouillards : c’est notre destin qui est en jeu.

A la Lucha !

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R.D.Congo: Alerte sur l’imminence d’un coup d’Etat constitutionnel.  Déclaration nº Lucha/03416.

 

GOMA, le 15 octobre 2016 – Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (Lucha) alerte les congolais et les amis du Congo sur l’imminence d’un coup d’Etat constitutionnel aux conséquences graves, sous couvert d’un pseudo « accord politique » sans aucun fondement légal et sans aucune légitimité.

En effet, la Facilitation, la « majorité présidentielle » et l’ « opposition » participant au prétendu « dialogue politique » en cours depuis le 1er septembre à la cité de l’OUA ont annoncé ce weekend à travers les médias qu’ils étaient parvenus à un compromis qui permettrait notamment :
– Le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila au-delà de son second et dernier mandat constitutionnel le 19 décembre 2016;
– La tenue hypothétique des élections présidentielle, législatives et provinciales en avril 2018;
– Le partage de pouvoir entre les participants à ce « dialogue », y compris avec l’octroi du poste de Premier ministre à une certaine opposition.

Une « plénière » censée clôturer ce dialogue à huis-clos, avec à la clé pareil accord, ppourrait avoir lieu ce lundi 17 octobre à Kinshasa.

La Lucha dénonce ce hold-up constitutionnel qui se trame, et met sévèrement en garde ses auteurs et leurs complices. Ils seront seuls liés par leur accord et devront assumer l’entière responsabilité du chaos qu’ils cherchent à tout prix à créer, en ignorant obstinément les nombreux avertissements de notre Peuple contre toute atteinte au Pacte républicain consacré par la constitution du 18 février 2006, et contre toute tentative pour le président Joseph Kabila de rester au pouvoir au-delà du 19 décembre 2016.

La Lucha met particulièrement en garde la « communauté internationale », y compris l’Union africaine, l’Organisation des Nations-Unies, et l’Organisation internationale de la Francophonie, contre toute caution directe ou implicite à ce qui se trame à la cité de l’OUA, et appelle les vrais amis du Peuple congolais à dénoncer publiquement tout arrangement politicien qui violerait non seulement la constitution de la RDC, mais également la résolution 2277 du Conseil de sécurité de l’ONU.

La Lucha rappelle au Facilitateur Edem Kodjo les termes et le fondement juridique de son mandat, et l’enjoint de se garder de s’en écarter. Nous le prévenons personnellement, ainsi que l’Union africaine qui l’a mandaté : un accord dans le sens annoncé dans les médias serait ni plus ou moins une provocation et une incitation à la révolte vis-à-vis de notre Peuple. Le but d’un dialogue politique était de résorber l’impasse politique, hélas il est en passe de l’aggraver, voire de précipiter le chaos tant redouté.

La Lucha saisit l’occasion pour rappeler les juges de la Cour constitutionnelle au sens élevé de responsabilité, et à la mesure de la gravité de leur décision pour la Nation, pour eux mêmes et pour leur descendance, lorsqu’ils auront à prononcer sur la requête tendancieuse de la CENI au sujet de l’élection présidentielle dont la non-convocation le 19 septembre dernier a constitué une violation grave de la constitution dont ils sont légalement les gardiens.

Des centaines de congolais sont morts, notamment en janvier 2015 et en septembre 2016, en défendant la constitution; en défendant la liberté et la dignité de notre peuple. Combien de morts et de destructions la classe politique congolaise veut-elle encore provoquer au nom de ses intérêts égoïstes et de sa boulimie du pouvoir ? La « communauté internationale » dira-t-elle qu’elle n’a rien vu venir ? Le temps d’empêcher la RDC de sombrer dans le chaos c’est maintenant ou jamais !

Sur la foi de l’article 64 de la constitution, qui fait de la résistance à l’imposture politique un droit et un devoir sacrés pour tout congolais, la Lucha appelle les citoyens à se mobiliser partout et à résister par tous les moyens pacifiques à tout plan de confiscation de la souveraineté populaire et d’abrogation de l’ordre constitutionnel chèrement acquis, que pareil plan émane de la cité de l’OUA ou d’ailleurs.

La Lucha reste convaincue que malgré la mauvaise foi, l’égoïsme des politiciens, et la léthargie de la « communauté internationale », une issue à l’impasse politique actuelle est possible, tout en préservant l’ordre constitutionnel. La Lucha continuera à y œuvrer avec les autres forces sociales de bonne volonté. Le Peuple aura le dernier mot !

Fait à GOMA, le 16/10/2016.

Pour la Lucha,
Miel Kaghulalo,
Militant

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Réprimés pour avoir entrepris de nettoyer un des lieux insalubres de Kinshasa. Communiqué de presse nº Lucha/03016

 

Kinshasa
Des Luchéens en train de curer un caniveau près du rond-point Victoire ce matin à Kinshasa.

Kinshasa, le 8 octobre 2016 – La police a violemment dispersé des militants de la Lucha qui participaient lors d’une activité de salubrité publique (Salongo) ce matin à Kinshasa. Un militant a été grièvement blessé à la cuisse et au ventre par l’éclat d’une bombe lacrymogène lancée par des policiers en furie. Le blessé a été pris en charge, et sa vie n’est heureusement pas en danger. Plusieurs autres militants et des habitants du quartier venus s’associer à cette activité civique s’en sont sortis avec des égratignures et des douleurs causées par le gaz lacrymogène.

L’activité de ce samedi matin s’inscrivait dans le cadre du « Salongo » (travail bénévole et d’intérêt général), une culture civique que notre mouvement citoyen a entrepris de restaurer depuis 2015. Il s’agit pour tous les citoyens de consacrer quelques heures par semaine à des travaux manuels d’intérêt public, comme par exemple le nettoyage des rues et d’autres places publiques, le curage des canalisations des eaux des pluies, etc. Non seulement l’activité permet aux citoyens de contribuer au bien être général, d’aider les pouvoirs publics dans l’accomplissement de leur mission de salubrité publique, mais elle permet également aux gens dans les villages et les quartiers de se côtoyer, de se parler, de résoudre ensemble leurs problèmes immédiats avec les moyens du bord.
Dans certaines villes comme Goma, les autorités se sont carrément appropriées cette activité et ont décrété que chaque samedi de 6h00 à 10h00 les activités commerciales sont fermées afin de permettre aux habitants de faire le « Salongo ». Il en est de même pour la ville de Kinshasa où le gouverneur de province recommande le même programme chaque samedi.

 

La Lucha discute avec la police venue interdire le Salongo
Des Lucheens discutent avec la police venue interdire le Salongo

Comme dans plusieurs villes du pays, ce samedi matin, les militants de la Lucha s’étaient mobilisés avec d’autres citoyens pour faire le Salongo afin aussi de répondre à l’appel de l’autorité. À Kinshasa nous étions donc réunis au rond-point Victoire, dans la commune de Kalamu, l’un des endroits les plus insalubres de la capitale, afin de nettoyer la Place des Artistes ainsi que les rues et caniveaux environnants. Vers 9h15 la police est intervenue pour nous interdire de poursuivre le nettoyage de cet endroit, car, d’après elle, c’est une tâche qui incombe aux autorités municipales et urbaines. Les militants sont alors allés voir le bourgmestre de la commune pour protester contre cette attitude et lui demander si c’était lui qui avait réellement ordonné à ces policiers d’interdire un travail de salubrité publique. Ne l’ayant pas trouvé, les militants ont rapidement nettoyé l’enclos tout aussi insalubre de la commune avant de retourner sur la Place des Artistes pour poursuivre le travail en attendant l’arrivée du bourgmestre. Mais au moment de leur arrivée sur les lieux, les policiers qui avaient entre-temps renforcé leurs effectifs ont délibérément tiré des bombes lacrymogènes sur ces militants afin de les disperser.

La Lucha dénonce et condamne avec la dernière énergie cette répression injustifiable d’une activité purement civique et d’intérêt général. La Lucha demande au gouverneur de la ville de Kinshasa et au commandant de la police de condamner publiquement ces incidents, d’identifier et sanctionner sévèrement les responsables, et de s’assurer qu’à l’avenir cela ne se répète jamais.

Nettoyer un endroit insalubre n’est pas seulement suppléer à la carence des autorités, il en va aussi de notre propre santé en tant que citoyens. Faut-il encore être « sous l’impulsion ou sous le patronage de… », pour veiller à notre bien être et à celui de nos concitoyens?

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Les immondices en cours d’évacuation Place des Artistes, commune de Kalamu, à Kinshasa à ce matin. 

Plutôt que de nous réprimer, les autorités devraient encourager et promouvoir le Salongo, doter les brigades de jeunes dans les villes et les villages d’outils afin de rendre optimale leur contribution.

La Lucha va poursuivre et intensifier le « Salongo » et demande aux congolais de s’impliquer massivement. Le changement commence par l’implication de tous, localement, chacun comme il le peut.

Fait à Kinshasa, le 8 octobre 2016

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La Cellule de Communication.

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N.B. A Goma, Bunia, Kisangani, Beni et ailleurs, le Salongo d’aujourd’hui s’est déroulé sans incident.