Il vaut mieux tard que jamais: après les Kamitatu, Lumbi… Moïse Katumbi…

Il vaut mieux tard que jamais : après les Kamitatu, Lumbi…, Moïse Katumbi rejoint (en actes) les « loyaux » à la Raison et aux Principes, et prend définitivement ses distances avec les « loyaux » à leur ventre (prétendument « loyaux » à un homme).

Moïse KatumbiTout en reconnaissant un certain courage dans ces prises de position et cette vague inédite de démissions des collaborateurs du président Kabila, il va falloir qu’ils démontrent qu’ils ne quittent pas seulement un camp (pour sauver leur « avenir politique »), mais qu’ils quittent surtout une manière de concevoir et de gérer l’Etat, dont notre Peuple ne veut plus. (Corruption, culte de la personnalité, détournements, opacité, irresponsabilité, arbitraire, violence, etc.). S’ils sont sincères, ils doivent présenter des excuses à la Nation, et cesser de se présenter comme des héros tout faits. Quant aux « opposants », c’est pareil pour la plupart d’entre eux. Ils cherchent leur tour de saigner la République. Eh bien, le Peuple ne leur donnera pas carte blanche non plus. Il faut que « l’alternance » cesse d’être le départ de Kabila, mais vraiment une alternance fondamentale dans la conduite et la gestion des affaires publiques. Le départ de Kabila ne peut pas être en soi un projet de société. Il faut que ce soit bien plus qu’un changement d’hommes, ou de régime, mais un retour aux valeurs qui font la grandeur des Nations démocratiques.

Le Peuple congolais est historiquement un Peuple clément. Mais il ne le sera pas indéfiniment. Soutenir le président Kabila, lui être loyal, etc., c’est un choix libre que nous respectons. Ce qui est inacceptable, c’est cette impression que certains donnent que ce soutien et cette loyauté au président est au-dessus du respect que tout le monde doit aux principes démocratiques et à la Loi Fondamentale de la République. Ceux qui persévèrent dans cette erreur doivent savoir qu’il y aura un moment de non-retour (voyez le sort des « loyaux » à Blaise Compaoré au Burkina, quand il voulait changer la constitution à tout prix, pour se maintenir au pouvoir).

Nous espérons encore que le président Kabila lui-même finira par prendre sa distance avec les petits flatteurs autour de lui. De toutes façons le Peuple ne lui laissera pas le choix !

Vive le changement !

Mobilisons-nous pour dénoncer une énième entrée de l’armée rwandaise en RDC

Nord-Kivu: Mobilisons-nous pour dénoncer une énième entrée de l’armée rwandaise en RDC avec la complicité du gouvernement congolais, sous prétexte de venir chasser les FDLR.

C’est l’action décidée lors de notre reunion ordinaire ce dimanche à Goma.

Une équipe est chargée de trouver les informations détaillées sur ce qui s’est dit/conclu à Kigali la semaine passée entre les deux gouvernements, et de préparer une déclaration qui sera publiée jeudi prochain. Vendredi 2 octobre, la déclaration sera largement diffusée et une manifestation annoncée pour la semaine prochaine.

Nous sommes pour l’etaducation de tous les groupes armés y compris les FDLR, mais nous sommes contre et nous opposerons par tous les moyens légaux à une N ième aventure rwandaise sur le territoire Congolais, avec ou sans la complicité de notre gouvernement.

Mobilisons-nous tous ! Rien n’est impossible à un peuple courageux et déterminé.

Une réunion avec le maire de Goma

Chers tous,

Ce lundi 21 septembre 2015, après la manifestation pacifique que nous avons organisée sur la Place de la République (ex esplanade de l’ONC) à Goma, une délégation de la Lucha s’est longuement entretenue avec le nouveau Maire de Goma, Dieudonné Malere Ma-Micho, en son bureau et sur son invitation.

Après l’avoir félicité pour sa nomination (nous aurions aimé qu’il fusse élu, mais ce n’est pas de sa faute si on est encore dans le système de nomination !), nous l’avons remercié pour son invitation et sa disponibilité à discuter à bâton rompu avec ses administrés, dont les militants de notre mouvement citoyen. Nous l’avons assuré de notre disponibilité à collaborer avec lui pour relever les nombreux défis auxquels fait face la ville de Goma, au nombre desquels l’insécurité, la carence criante d’eau potable, l’insalubrité, l’impraticabilité de nombreuses routes/avenues, mais aussi la transparence dans la gestion de la ville et de ses communes.

Pour sa part, le Maire Dieudonné Malere nous a félicités pour notre engagement citoyen « exemplaire » et notre « attitude responsable » (ce sont ses mots). Pour lui (et il a raison), la jeunesse éveillée est « l’espoir du Congo ». « Cependant vous devez rester prudents dans vos actions », a-t-il conseillé. « Vous devez savoir que notre démocratie est encore embryonnaire ». (Nous le savons, M. le Maire, d’où notre lutte pour que la démocratie grandisse et se consolide. Et ce n’est en rien une excuse pour réprimer ceux qui osent s’exprimer pacifiquement, pour réclamer un droit ou dénoncer un abus).

L’échange était somme toute positif, et très cordial. Nous espérons que le nouveau Maire de Goma va continuer cette façon responsable et civilisée d’interagir avec ses administrés, de s’abstenir d’envoyer la police réprimer la moindre manifestation, serait-elle pacifique, comme les autres maires avant lui. Enfin, nous pensons que c’est une attitude que devraient copier les autres responsables politiques et administratifs au Nord-Kivu et partout en RDC. La preuve que c’est la meilleure méthode, c’est qu’il n’y a pas eu le moindre incident pendant les différentes manifestations qui ont eu lieu à Goma depuis l’arrivée de ce Maire, y compris une grande manifestation de l’opposition le 15 septembre dernier.

Ceci ne peut qu’encourager des actions plus constructives et non-violentes, comme nous essayons de les promouvoir.
Fait à Goma, le 21/9/2015.

Pour la Lucha,
Serge Sivyavugha,
Militant.

Pour nous rejoindre : appelez-nous, envoyez-nous un SMS à +243 99 4645 977+243 99 4645 977. Ou contactez-nous par email à lucha.rdc@gmail.com. N’oubliez pas d’Aimer cette Page Facebook.
L’Avenir du Congo c’est sa jeunesse, et c’est maintenant !

Grande manifestation ce lundi 21/9/2015 à ‪Goma

2015 09 21 Lucha 4Venez très nombreux exprimer avec nous la nécessité d’un processus électoral et d’une alternance politique réguliers et apaisés en RDC comme gage de la consolidation de la paix, ainsi que l’indignation face au massacre continu de nos compatriotes dans la région de Beni et l’exacerbation du nouveau phénomène de kidnappings au Nord-Kivu.

C’est pour nous la meilleure manière de célébrer la Journée Internationale de la Paix, qui a lieu le 21 septembre de chaque année. En effet, la paix n’a rien d’abstrait. Elle a des facteurs, des acteurs et des dividendes dont il convient de tenir compte. La tenue effective des élections dans les délais constitutionnels et avec l’inclusion de tout les Congolais en âge de voter, l’alternance politique attendue par tous les Congolais dans une année, la garantie des droits et libertés publiques pour tout le monde (y compris ceux qui ont des opinons différentes de celle des détenteurs du pouvoir), ce sont là quelques uns des facteurs importants de la paix en RDC actuellement.

Retrouvons-nous au rond-point Signers en face de l’église protestante CBCE (à l’opposée de l’entrée principale du lycée Chem Chem) à partir de 10h00. À 10h30, une courte marche depuis le rond-point Signers jusqu’à la Place de la République (ex esplanade de l’ONC). Sur place à l’ex Esplanade de l’ONC, le rassemblement se poursuivra de manière pacifique, des flambeaux seront allumés pendant quelques minutes en signe d’hommage pour tous nos compatriotes morts au cours des 20 dernières années (en particulier les victimes des massacres de Beni depuis octobre 2014), mais aussi en signe d’éveil, de liberté et d’espoir. Pendant ce temps, un message pour la paix sera livré au public. La manifestation prendra fin vers 12h00.

NB: comme d’habitude pour les actions de la Lucha, la manifestation de ce lundi est pacifique. Aucun message, geste ou écrit violent ou partisan ne sera accepté. La Mairie de Goma et toutes les autorités concernées ont été regulierement informées (nous avons les accusés de réception) de cette manifestation citoyenne et pacifique.

Venez très nombreux, montrer votre attachement à la democratie, gage de la paix !

Déclaration sur la situation au Burkina Faso

Une dizaine de mouvements citoyens africains, dont la @LuchaRDC, se prononcent sur la situation au Burkina.

Notre communiqué conjoint ici :

NON A UNE TRANSITITON AU BURKINA AVEC LE PUTSCHISTE DIENDERE

Les mouvements citoyens africains signataires du présent communiqué suivent avec une attention soutenue les développements de l’actualité politique au Burkina Faso avec la tentative de coup d’état en cours.

Nous sommes particulièrement préoccupés et indignés par les arrestations et les agressions des dirigeants de la société civile mais également le saccage de leurs biens.

Ces actions extrêmement brutales et ciblées, démontrent clairement la volonté délibérée des putschistes d’intimider et de museler les citoyens, en s’attaquant à ces symboles de la lutte du peuple burkinabè pour la Libération et la

Construction d’un avenir meilleur.

Nous condamnons ces pratiques antidémocratiques avec la dernière énergie.

En octobre 2014, le peuple burkinabè nous a inspiré par sa mobilisation citoyenne pour le respect du pacte républicain du Burkina-Faso. Depuis, il n’a cessé de se montrer solidaire envers toutes les luttes africaines pour la liberté, la dignité et le respect des peuples.

Au rang des victimes de l’infamie de ce combat d’arrière-garde, anachronique, perpétré par un corps militaire perdu et dévoyé, se trouvent nos frères du mouvement « BALAI CITOYEN ».

Par ce communiqué nous voulons assurer ces frères de lutte, ainsi que tout le peuple-citoyen burkinabè, que la jeunesse africaine leur est solidaire, soutient leur mobilisation héroïque et les encourage à tenir bon pour redonner à la voix du peuple son poids et sa valeur.

Avec le peuple burkinabè nous rejetons l’idée en cours aujourd’hui d’une participation du Général putschiste Diendéré aux institutions de la transition. Il est inacceptable de récompenser les assassins de la démocratie.

La CEDEAO ne peut pas faire moins que l’Union africaine. Nous attendons d’elle qu’elle rétablisse les autorités du Conseil National de Transition. Sa responsabilité est engagée devant l’histoire.

Dans la droite ligne de notre « Déclaration de Ouagadougou », nous, mouvements citoyens africains frères mettons en commun nos forces afin de mener des actions communes en soutien à nos frères du Burkina Faso.

Notre nombre est notre force.

La lutte continue. Nous vaincrons.

Organisations signataires :

Y’en a Marre (Sénégal)

Filimbi (RDC)

Lucha (RDC)

Jeunes et Forts (Cameroun)

Wakat info/RCI (Thinking Africa)

Asrafo Records (Togo)

Tournons la page et ça suffit (Gabon)

Les Sofas (Mali)

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Declaration du 21 09 2015 – Journee International de la Paix

Voici l’intégralité de la Déclaration que nous avons lue ce jour pendant la manifestation à ‪#‎Goma‬, place de la République, à l’occasion de la Journée Internationale de la Paix. Le lien GoogleDrive est à la fin. A lire et partager largement !  [version PDF]

I.
Le 21 septembre de chaque année, le monde célèbre la Journée Internationale de la Paix. En République Démocratique du Congo, nous sommes toute une génération à n’avoir jamais connu la paix. Les guerres et les rébellions se succèdent et rivalisent de violence. Combien de millions de nos compatriotes ont perdu la vie au cours des seules vingt dernières années, mais n’ont même pas un stère érigé en leur mémoire ? Combien de milliers de nos mères et de nos sœurs ont vu leurs corps violés, souillés et chosifiés…mais ne peuvent même pas rendre témoignage ? Sans parler de nos forêts dévastées, de nos champs et nos fermes vandalisés, et de tant de minerais lavés dans notre sang pour faire la prospérité des autres !

Nous sommes ici rassemblés, jeunes femmes et hommes, de toutes tribus et de toutes religions, pour redire notre désir de paix. Comme tous les Peuples du monde, nous voulons pouvoir vivre, étudier, imaginer, inventer, travailler, jouer, … librement et paisiblement. Nous voulons la paix, nous voulons la sécurité, nous voulons la tranquillité et la stabilité dans notre pays.

Nous sommes ici pour :

  1. 1. Rappeler la nécessité d’un processus électoral régulier et d’une alternance politique apaisée au sommet de l’Etat en 2016, comme gage de la consolidation de la paix et de la démocratie ;
  2. Dénoncer l’insécurité grandissante à l’Est de la RDC, que les autorités et la Monusco semblent incapables d’arrêter, avec notamment le massacre continu de nos compatriotes dans la région de Beni, la situation inquiétante des réseaux de kidnappeurs et de coupeurs de routes qui opèrent de plus en plus au Nord-Kivu en toute impunité, etc.
  3. Demander la libération de nos jeunes compatriotes Fred Bauma et Yves Makwambala des mouvements citoyens Lucha et Filimbi, qui viennent de dépasser 6 mois de détention injustifiée à Kinshasa, et la revendication plus générale du respect des libertés publiques (libertés d’opinion, d’expression, et de manifestation pacifique) en cette période électorale.

Les flambeaux que nous avons allumés sont un signe d’hommage à tous nos compatriotes morts dans les violences de ces 20 dernières années, et que nous n’oublierons jamais. Spécialement les victimes des massacres de Beni de ces derniers mois. Mais c’est aussi un signe d’éveil, de liberté et d’espoir.

II.
Depuis le mois d’octobre 2014, une série de massacres d’une horreur indescriptible cible nos compatriotes de la région de Beni. Le décompte funeste des morts et les images d’hommes, de femmes, d’enfants et de vieillards découpés comme du gibier font régulièrement la une des médias, sans émouvoir plus que ça ceux qui ont la charge de les sécuriser, et sans que les auteurs de cette barbarie soient clairement identifiés, traqués, et mis hors d’état de nuire. Quelques braves soldats des FARDC font d’énormes sacrifices pour protéger nos concitoyens et défendre la souveraineté nationale, mais leurs conditions de vie et de travail sont tout sauf un motif d’encouragement et de motivation. Pendant ce temps, les Casques Bleus de l’ONU observent. Leurs drones, leurs hélicoptères, leurs chars et leurs 4X4 sont indifférents au sort des enfants innocents victimes d’une extermination qui ne dit pas son nom.

Au même moment, à Beni, Lubero, Rutshuru et même Goma, un nouveau phénomène a vu le jour et se porte bien : le kidnapping contre demandes de rançon, manifestement orchestré par des réseaux bien organisés, dans l’impuissance totale de ceux qui sont censés nous protéger. C’est ici l’occasion de rendre hommage à une compatriote courageuse, notre camarade Adeline Masika Matabishi, dernière victime en date du kidnapping, dont les tortures physiques et psychologiques pendant près de deux semaines de captivité n’ont pas entamé la détermination et la dignité.

III.
Cette année, la Journée Internationale de la Paix est célébrée dans un contexte très particulier pour notre pays, qui doit organiser une série d’élections cruciales pour l’avenir de notre démocratie encore balbutiante, pour la consolidation de la stabilité qui a du mal à se concrétiser, et finalement pour l’avènement et la consolidation de la paix que nous attendons depuis trop longtemps. Les développements politiques et le comportement de la classe politique au cours des derniers mois montrent clairement que certains essaient par tous les moyens de torpiller le processus électoral, voire d’empêcher carrément la tenue d’élections, par des subterfuges comme ils en ont le secret. En cette Journée Internationale de la Paix, nous voulons envoyer ce message vibrant à la classe politique congolaise, toutes tendances confondues : Quiconque s’oppose ou tente d’empêcher la tenue d’élections démocratiques et inclusives et l’alternance politique dans le respect strict de notre constitution est un ennemi de la paix et un ennemi du Peuple Congolais, qui doit être traité comme tel.

Aux quatre coins du Congo, la jeunesse et des citoyens de tous âges et de toutes conditions sont de plus en plus éveillés pour exiger le respect qu’ils méritent, la réalisation de leurs aspirations, et pour demander des comptes à ceux qui ont reçu mandat de gouverner. Hélas, la répression aussi s’accentue. La police, l’armée, les services de renseignements sont utilisés contre des citoyens qui ne font qu’exercer leurs droits pacifiquement. Et la Justice, censée être garante des droits et des libertés publiques, emboîte le pas pour devenir elle aussi un instrument de répression comme tant d’autres. Les cas de nos camarades Fred Bauma et Yves Makwambala détenus à Kinshasa depuis plus de 6 mois, tout comme le cas plus récent de nos 4 camarades condamnés par des juges sans scrupule, sont très emblématique de cette situation. En cette Journée de la Paix, nous exhortons les autorités à libérer nos camarades, car continuer à les détenir si injustement ne fait que montrer une image trs négatives de nos autorités et nos institutions aux yeux du monde.

Nous exhortons les magistrats à s’émanciper du joug politique qui les tient en otage, volontairement ou non, en faisant un effort de dire le droit, rien que le droit, comme leur serment les y engage. Autrement, ils sont entrain de contribuer à la descente aux enfers de notre pays, et ils partagent la responsabilité de tous les malheurs de cette grande Nation.

Vive un Congo libre, démocratique, uni, paisible et prospère !

Vive la lutte pour le changement !

Téléchargez la déclaration ici : https://drive.google.com/…/0B0r114rrPo25d2RUbWFiRkx5S…/view…

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Notre manifestation de ce lundi

Notre manifestation de ce lundi est terminée. Aucun incident signalé. La police déployée sur le lieu n’est pas intervenue comme à son habitude pour intimider, agresser ou arrêter. Et nous-mêmes, comme à notre habitude, nous avons manifesté pacifiquement, dans le respect de l’ordre public, et avec beaucoup de dignité. Nos messages étaient on ne peut plus clairs :
1. Il faut un processus électoral régulier (respectueux des délais constitutionnels) et démocratique, ainsi qu’une alternance politique apaisée en 2016 pour garantir la consolidation de cette paix que notre peuple veut de tous ses vœux.
2. Il faut mettre fin aux massacres de nos compatriotes dans la région de Beni, ainsi qu’on phénomène de kidnappings qui est apparu au Nord-Kivu, en démantelant tous les groupes armés et les réseaux criminels qui opèrent jusqu’ici en toute impunité. La MONUSCO, qui ne fait rien depuis une année, doit jouer le rôle défini dans son mandat.

3. Il faut libérer nos camarades Fred Bauma et Yves Makwambala, qui sont à leur septième mois de détention arbitraire et injustifiée à Kinshasa, et assurer le libre exercice des droits et libertés publiques à tous les Congolais, dans la diversité de leurs idées et leurs opinions. Il est inacceptable que le système judiciaire se soit aussi mué en un instrument de répression des citoyens, alors qu’il devait être leur dernier rempart contre l’injustice et l’arbitraire.Merci à toutes celles et tous ceux qui ont répondu très nombreux à notre appel en se joignant à la manifestation pacifique. La lutte continue !

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Légende photo : Quelques militantes et militants de la Lucha ce matin, lors d’une concertation après la manifestation place de la République (ex esplanade de l’ONC) à Goma. Les photos de la manifestation proprement dite vont suivre.

Déclaration – 4 militants de la LUCHA condamnés à 6 mois avec sursis

English below | PDF en français

Chers tous,

Veuillez trouver ci-joint notre déclaration indignée à la suite de la condamnation pour « incitation à la désobéissance à l’autorité », ce vendredi 18 septembre 2015 à Goma, de nos 4 camarades qui étaient poursuivis depuis avril dernier, pour n’avoir fait qu’exercer leurs droits en tant que citoyens, de manière pacifique.

Nous restons très sereins, et n’entendons en aucun cas céder à de telles pressions pour renoncer à notre noble lutte pour la liberté, la démocratie et la prospérité de notre pays. Déjà ce lundi 21 septembre, à l’occasion de la Journée Internationale de la Paix, nous vous informons que nous avons une manifestation publique pacifique à Goma. Les autres détails sur cette manifestation vous parviendront ultérieurement.

Quoique nous n’ayons aucune confiance en la « justice » congolaise, qui chaque jour ne fait que se discréditer, nous allons continuer à la mettre devant ses responsabilités. Nous allons interjeter appel de la décision du tribunal de Goma dès la semaine prochaine. Pour cela, nous appelons ceux qui peuvent contribuer individuellement ou dans le cadre de leurs organisations respectives à le faire pour nous permettre de réunir les frais y afférents. Nous vous exhortons aussi à continuer à soutenir les avocats, autant que possible.

Nous remercions tous ceux qui ne cessent de nous témoigner de leur solidarité et de leur amitié, à nous en tant que militants, mais aussi à l’ensemble de notre peuple en cette période électorale cruciale pour notre pays, qui est clairement entrain de dérailler. Nous remercions spécialement nos avocats, pour leur courage et leur détermination à faire triompher la loi et la justice. Nous pouvons sauver le Congo du chaos, et en faire une Nation libre, paisible et prospère au coeur de l’Afrique. Tout le monde y gagnerait ! Se tenir aux côtés de la jeunesse congolaise éveillée et déterminée à mener la lutte non-violente, c’est l’unique alternative à une classe politique périmée, et l’unique chance pour le Congo de se remettre à marcher par lui-même; à assumer son destin.

 

Cordialement,

Pour la Lucha,

Juvin Kombi et Claudia Chuma,

Militants.

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​Dear Sir / Mrs./Ms.,

Please find enclosed our outraged statement following the conviction for « inciting to disobedience against the authority », this Friday, September 18, 2015 in Goma, of 4 of our comrades who were prosecuted since last April, just because they exercised their rights as citizens, peacefully.

We remain very calm, and do not intend in any case to knuckle under such pressures and renounce to our noble struggle for freedom, democracy and prosperity of our country and our people.

Already this Monday, September 21, on the occasion of the International Day of Peace, we inform you that we have a peaceful public demonstration in Goma. Further details on this event will reach you later.

Although we have no faith in the Congolese « justice », that every day only discredit itself, we will continue to bring the judges to their responsibilities. We will appeal the decision of Goma court next week. For this, we call those who can contribute individually or through their organizations to do so to enable us to meet the related costs. We also urge you to continue supporting lawyers as much as possible.

We thank all those who constantly show us their solidarity and friendship to us as activists, but also to all of our people in this crucial election period for our country, which is clearly in the process of derailing. Special thanks to our attorneys, for their courage and determination to ensure the triumph of law and justice.

We can save Congo from chaos, and make it a free nation, peaceful and prosperous in the heart of Africa. Everyone would gain ! Standing alongside the Congolese youth, awakened and determined to lead the nonviolent struggle, is the only alternative to an outdated political class, and the only chance for the Congo to get back to walk by itself; to assume its destiny.

Regards,

For La Lucha,

Juvin Kombi and Claudia Chuma,

Activists.